Ouest-Tribune Le Premier Quotidien de l'Oranie Edition N°  4431 du 11 Octobre 2008

 

*** Enlevé mercredi matin, il est libéré après le paiement d’une forte rançon   *** Plus de 400 cadres pour renforcer l’encadrement local à Ghardaïa *** Extension du métro d’Alger vers Delly Brahim envisagée  *** Des députés mettent en garde contre une éventuelle baisse du prix du pétrole *** 315 centres de référence pour la prise en charge du cancer en cours de réalisation *** Les membres de l’APN exigent davantage de rigueur dans la gestion des dépenses publiques *** 317 détenus chinois de Guantanamo «blanchis» toujours pas libérés *** Sid Ahmed Hadjar n’est plus ***

 

 

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Le jeux pas très net de Paris

Alors que les pays concernés par l’Union pour la Méditerranée discutent du projet à Sarajevo, Paris veut tirer la couverture vers elle en négociant, avant l’heure, le pays où l’organisation devrait avoir son siège. Ainsi, le secrétaire d’Etat français à la Coopération et à la Francophonie , Alain Joyandet estime que son pays « juge la candidature de la Tunisie comme une candidature particulièrement intéressante et qui a beaucoup d’atouts». L’attitude française est doublement bizarre. D’abord cette tendance à faire dire à un ministre de la Francophonie une déclaration sur l’UPM peut très bien signifier que la France qui tient déjà les brides de l’OIF veut lui calquer la destinée de l’UPM, histoire de garder main basse non pas seulement sur sa « zone » d’influence traditionnelle, mais l’ouvrir à tout l’espace méditerranéen.
Il faut savoir que même si le pays qui abritera le siège permanent du secrétariat de l’UPM sera choisi « par consensus » à la réunion des ministres des Affaires étrangères de l’Union prévue le 3 novembre à Marseille, dans le sud de la France , certains signaux destinés à des pays « influençables », aux fins de garder un maximum d’autorité au sein de la future organisation, n’est pas du tout à écarter. Loin des beaux discours sur les grandes œuvres que pourraient accomplir les pays concernés par le projet, il y a les petits calculs d’Etat qui, souvent, réduisent à leur plus simple expression les rêves des peuples. Le processus de Barcelone qui a servi à verrouiller l’Europe est un exemple édifiant.
Pour l’heure, l’on est pas encore là, mais lorsqu’on apprend que le secrétaire d’Etat français à la francophonie n’afait que parler de la candidature de Tunis à abriter le siège de l’UPM, l’on se permet d’emettre quelque doutes quant aux « grandes ambitions » de l’espace méditerranéen.
Ce n’est pas que Tunis ne mérite pas d’être la capitale de la Méditerréane , mais la démarche française qui tend à limiter les candidatures à ce seul pays, est suspecte.
Il faut rappeler que outre Tunis, Barcelone , Marseille, Bruxelles, La Valette et Rabat sont encore dans la course. Mais les 120 millions d’euros d’aide publique française à la Tunisie doivent bien servir à quelque chose.
 



 


Par Smaïl DAOUDI


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