Ouest-Tribune Le Premier Quotidien de l'Oranie

 

*** «Mouvement  de la démocratie et de la citoyenneté», nouveau parti politique *** 1er  Forum international des relations publiques  *** L’importance de l’Algérie pour l’Europe soulignée par un responsable *** Regards croisés sur la guerre de libération nationale *** Les Frères musulmans remportent 47% des sièges de députés à l’Assemblée ***

 

 

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24 ans après «l’aube démocratique»
De congrès en congrès, l’opinion nationale découvre les nouveaux contours de la scène politique. Elle sera aussi éclectique que celle qu’on avait vue au lendemain de l’ouverture démocratique en 1988. Cette même opinion aura eu le temps de constater depuis que l’on rediscute politique en Algérie, qu’aucun leader ne veut céder d’un pouce de ce qu’il pense être ses chances de succès. En d’autres termes, après plusieurs mois de discours et de rencontres partisanes, aucun pôle n’émerge. Le seul petit conglomérat de partis politique, à savoir l’Alliance présidentielle a éclaté.
Pourrait-on dire pour autant que la scène nationale présente les mêmes tares qu’elle avait à «l’aube démocratique» ? Assurément pas. Deux variantes ont sensiblement évolué en 24 ans. Aujourd’hui, il n’existe pas un parti dominant susceptible de rafler la mise. Ensuite, l’opinion publique qui en a vu des vertes et des pas mûres durant ces deux décennies, a un regard autrement plus mature sur sa classe politique. Les Algériens connaissent maintenant très bien les pratiques politiciennes, les achats de voix, les usages pas très nets que font certains élus de leurs mandats. Ils ont largement constaté que pour s’assurer une distribution correcte d’un quota de logements sociaux, la seule règle que leurs élus respectent est l’émeute.
Aujourd’hui, les électeurs ne sont pas dupes. Ils savent très bien ce qui trotte dans les têtes des politiciens de tous bords. Ils imaginent déjà l’après-scrutin. Ils devinent où iront les chefs de partis et leurs élus. Ils savent qu’après novembre 2012, date des élections locales, on n’entendra parler de personne parmi cette faune de politiciens. Cet état de fait n’encourage pas les citoyens à participer à l’opération électorale. Aussi, s’il y a boycott, les partis politiques qui ont reconduit les mêmes réflexes qu’en 1988, en porteront la responsabilité. Mais d’un autre côté, l’on sent le début d’une prise de conscience des Algériens quant à l’importance de ces élections non pas pour un meilleur fonctionnement des institutions élues, mais pour des raisons liées à l’actualité dans le monde arabe. Seul ce facteur peut doper la mobilisation des électeurs et certainement pas tous ces «partillons» qui font du surplace.

Par Smaïl Daoudi

 

 


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