Ouest-Tribune Le Premier Quotidien de l'Oranie Edition N°  4862 du 09 Mars  2010

 
 

*** Tayeb Louh évoque à Manama l’expérience algérienne ***Le Premier ministre Marocain s’en prend à  l’Algérie  *** 50% de la population en âge de procréer sont célibataires  *** Pluies, grêle et rafales de vent, prévus dans le nord du pays  *** Le forcing volontariste de l’Etat *** «Plusieurs domaines de coopération algéro-américaine identifiés» *** Ahmed Ouyahia reçoit l’envoyé spécial du président du C.S.R.D au Niger *** La France… encore des dérapages ! *** Message du président Bouteflika à son homologue égyptien  ***

 

 

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Sommet UE-Maroc

Droits de l’homme au Sahara Occidental au centre des discussions

Ce premier sommet entre le Maroc et l’UE, qui s’est déroulé à Grenade dans le sud de l’Espagne, était attendu. D’autant plus que la question essentielle, qui mine les relations dans la région du Maghreb retardant le développement des pays de la région, est bien celle du conflit qui oppose le front Polisario au Royaume du Maroc.
Pour répondre aux questions des journalistes présents à ce sommet, les Européens se sont présentés en nombre conséquent. José Manuel Barroso, président de la commission européenne, Herman van Rompuy président permanent du conseil de l’UE ainsi que José Luis Zapatero. Les deux présidents de l’UE n’ont pas pu tergiverser sur la question du Sahara Occidental. Le premier ministre Zapatero dont le pays assure la présidence tournante de l’UE a été assailli de questions sur ce sujet lors de la conférence de presse à l’issue de ce sommet. Zapatero, dont le pays a une large responsabilité en tant que ancienne puissance coloniale, a cette fois-ci affirmé clairement que l’Espagne soutient le travail et la mission de l’ONU. Or l’on connaît la position de l’ONU sur cette question qui a toujours réitéré son soutien à une solution juste, mutuellement acceptable et qui permette l’autodétermination du peuple sahraoui. Le président permanent du conseil de l’UE, Herman Van Rompuy a, quant à lui, évoqué la dimension humaine du problème, recommandant la recherche d’une solution, qui va également dans le sens de l’ONU, à savoir, une solution juste, durable, mutuellement acceptable. Le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, a appelé, lors de ce sommet dimanche, le royaume de Mohamed VI à faire «davantage de progrès dans le respect des valeurs fondamentales et des droits de l’homme».»Nous souhaitons aussi des améliorations de la situation des droits de l’homme dans ce contexte et de leurs défenseurs», a-t-il ajouté. L’UE insiste pour la stabilité dans la région qui permette un développement économique à la mesure des attentes de Bruxelles dont la stratégie économique à long terme et à moyen terme est inhérente aux destins des pays du Maghreb. Pour l’histoire, le lobbying marocain, pressant au niveau des institutions européennes, n’a pas été en mesure de faire pencher la balance du côté de Rabat. Néanmoins, beaucoup de représentants européens se laissent séduire par certaines commodités offertes par les lobbyistes marocains qui ne lésinent devant rien afin d’emmener certaines délégations voir le Maroc. Mais quelle est la réalité de ces positions européennes pour le moins ambiguës à l’égard du Sahara Occidental en particulier et à l’égard du Maghreb en général?
L’UE constitue la plus forte entité économique dans le monde dont les infrastructures technologiques de base en composent l’essentiel. Malgré les menaces que l’UE subit de l’intérieur et de l’extérieur pour sa décomposition, elle garde son armature intacte.
Face aux pays africains, Bruxelles est capable d’imposer certaines solutions et pourtant elle montre depuis quelques années une attitude indécise et un engagement frileux à l’égard des dossiers internationaux de premier plan; comme le Moyen-Orient, l’Iran, le Darfour, et le Sahara Occidental. 

 

De notre bureau de Bruxelles
Habib Bensafi


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