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Crach des
marchés européen et asiatique
Le capitalisme
moderne en crise
Le pétrole est
l’autre importante victime de la débâcle financière mondiale. Le
baril de Brent pour livraison en novembre est tombé sous les 80
dollars dans les échanges électroniques en Asie, plombé par la
crise et les inquiétudes sur la demande de brut.
La planète financière a connu hier un jour funeste. Les hommes
de la finance n’hésitent plus à parler de vendredi noir. En Asie
puis en Europe, c’était la grande panique. L’on a assisté à un
effondrement généralisé dans le sillage de la chute de Wall
Street. Londres, Paris et Francfort ont plongé perdant plus de
10% dès les premières minutes de transactions. Les traders
européens ont été précédé dans leur panique par leurs collègues
de Tokyo qui ont assisté impuissants à une chute historique de
la bourse, pourtant considéré comme solide. Une perte de 9,62% a
été enregistrée. Toutes ces capitales ont réagi à une autre
chute spectaculaire, celle de Wall Street où le Dow Jones a
plongé de 7,33%, marquant de fait sa septième baisse
consécutive. Il a ainsi atteint son plus bas niveau depuis cinq
ans. Les autres marchés asiatiques vivaient également une séance
cauchemardesque. En clôture, Sydney et Manille ont perdu tous
les deux 8,3% et Séoul 4,1%. A mi-séance, Hong Kong perdait
7,0%, Bangkok 8,02%, Singapour 6,71% et Shanghai 3,81%. La
grande compagnie d’assurance nippone, Yamato Life Insurance a
été l’une des premières victimes du krach. Elle s’est tout
simplement déclarée en cessation de paiement. D’autres
établissements financiers vont suivre, signalent les analystes.
Et pour cause, la crise a largement débordé les sphères
financières pour s’installer et durablement dans l’économie
réelle. Ainsi, l’industrie automobile japonaise et américaine
est frontalement touchée par la crise. « Après la chute de
General Motors, les inquiétudes vis-à-vis de l’économie mondiale
s’aggravent et il n’y a aucun signe d’une amélioration des
conditions du crédit », a expliqué Oh Hyun-Seok, de Samsung
Securities. A New York, les colosses automobiles de Detroit ont
particulièrement souffert: General Motors a perdu 31,11% et Ford
21,81% pour atteindre des niveaux plus vus depuis les années 50.
Le pétrole est l’autre importante victime de la débâcle
financière mondiale. Le baril de Brent pour livraison en
novembre est tombé sous les 80 dollars dans les échanges
électroniques en Asie, plombé par la crise et les inquiétudes
sur la demande de brut. « Les Bourses régionales connaissent
toutes un bain de sang et en réaction le pétrole tombe aussi »,
a expliqué Victor Shum, analyste chez Purvin and Gertz. Les
perspectives ne sont donc pas du tout positives, loin de là. Il
semble que l’ensemble de la planète sera affecté par cette grave
crise qui remet en cause les fondements même du capitalisme
moderne. Dans cette bourrasque mondiale, l’économie algérienne
n’est touché que dans son pendant hydrocarbures. L’argent de
l’Algérie qui n’est âs investi dans les sphères spéculatives est
encore bien réel. Certains analystes ne manquent pas de
souligner que cet état de fait peut consituter une aubaine pour
l’Algérie si celle-ci parvient à faire jouer la concurrence pour
décrocher des contrats. Il faut savoir, rappellent ces mêmes
analyste que la crise aidant, beaucoup de leaders mondiaux vont
réduire le prix de leur prestations pour rester dans la course.
Mieux, l’on pourrait même concevoir des délocalisation dans les
sphère économique où la finance n’a pas été affectée par la
crise. L’Algérie qui dispose d’une matellas de devise
confortable est dans cet état de fait.
Smaïl DAOUDI
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