Ouest-Tribune Le Premier Quotidien de l'Oranie Edition N°  4431 du 11 Octobre 2008

 
 

*** Enlevé mercredi matin, il est libéré après le paiement d’une forte rançon   *** Plus de 400 cadres pour renforcer l’encadrement local à Ghardaïa *** Extension du métro d’Alger vers Delly Brahim envisagée  *** Des députés mettent en garde contre une éventuelle baisse du prix du pétrole *** 315 centres de référence pour la prise en charge du cancer en cours de réalisation *** Les membres de l’APN exigent davantage de rigueur dans la gestion des dépenses publiques *** 317 détenus chinois de Guantanamo «blanchis» toujours pas libérés *** Sid Ahmed Hadjar n’est plus ***

 

 

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Crach des marchés européen et asiatique

Le capitalisme moderne en crise

Le pétrole est l’autre importante victime de la débâcle financière mondiale. Le baril de Brent pour livraison en novembre est tombé sous les 80 dollars dans les échanges électroniques en Asie, plombé par la crise et les inquiétudes sur la demande de brut.
La planète financière a connu hier un jour funeste. Les hommes de la finance n’hésitent plus à parler de vendredi noir. En Asie puis en Europe, c’était la grande panique. L’on a assisté à un effondrement généralisé dans le sillage de la chute de Wall Street. Londres, Paris et Francfort ont plongé perdant plus de 10% dès les premières minutes de transactions. Les traders européens ont été précédé dans leur panique par leurs collègues de Tokyo qui ont assisté impuissants à une chute historique de la bourse, pourtant considéré comme solide. Une perte de 9,62% a été enregistrée. Toutes ces capitales ont réagi à une autre chute spectaculaire, celle de Wall Street où le Dow Jones a plongé de 7,33%, marquant de fait sa septième baisse consécutive. Il a ainsi atteint son plus bas niveau depuis cinq ans. Les autres marchés asiatiques vivaient également une séance cauchemardesque. En clôture, Sydney et Manille ont perdu tous les deux 8,3% et Séoul 4,1%. A mi-séance, Hong Kong perdait 7,0%, Bangkok 8,02%, Singapour 6,71% et Shanghai 3,81%. La grande compagnie d’assurance nippone, Yamato Life Insurance a été l’une des premières victimes du krach. Elle s’est tout simplement déclarée en cessation de paiement. D’autres établissements financiers vont suivre, signalent les analystes. Et pour cause, la crise a largement débordé les sphères financières pour s’installer et durablement dans l’économie réelle. Ainsi, l’industrie automobile japonaise et américaine est frontalement touchée par la crise. « Après la chute de General Motors, les inquiétudes vis-à-vis de l’économie mondiale s’aggravent et il n’y a aucun signe d’une amélioration des conditions du crédit », a expliqué Oh Hyun-Seok, de Samsung Securities. A New York, les colosses automobiles de Detroit ont particulièrement souffert: General Motors a perdu 31,11% et Ford 21,81% pour atteindre des niveaux plus vus depuis les années 50. Le pétrole est l’autre importante victime de la débâcle financière mondiale. Le baril de Brent pour livraison en novembre est tombé sous les 80 dollars dans les échanges électroniques en Asie, plombé par la crise et les inquiétudes sur la demande de brut. « Les Bourses régionales connaissent toutes un bain de sang et en réaction le pétrole tombe aussi », a expliqué Victor Shum, analyste chez Purvin and Gertz. Les perspectives ne sont donc pas du tout positives, loin de là. Il semble que l’ensemble de la planète sera affecté par cette grave crise qui remet en cause les fondements même du capitalisme moderne. Dans cette bourrasque mondiale, l’économie algérienne n’est touché que dans son pendant hydrocarbures. L’argent de l’Algérie qui n’est âs investi dans les sphères spéculatives est encore bien réel. Certains analystes ne manquent pas de souligner que cet état de fait peut consituter une aubaine pour l’Algérie si celle-ci parvient à faire jouer la concurrence pour décrocher des contrats. Il faut savoir, rappellent ces mêmes analyste que la crise aidant, beaucoup de leaders mondiaux vont réduire le prix de leur prestations pour rester dans la course. Mieux, l’on pourrait même concevoir des délocalisation dans les sphère économique où la finance n’a pas été affectée par la crise. L’Algérie qui dispose d’une matellas de devise confortable est dans cet état de fait.  
    
     
  

Smaïl DAOUDI



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