vendredi , 24 mai 2019
<span style='text-decoration: underline;'>Oran passe au mode d’exportatrice</span>:<br><span style='color:red;'>115 millions de dollars engrangés en 3 mois</span>
© D.R

Oran passe au mode d’exportatrice:
115 millions de dollars engrangés en 3 mois

Oran gagne de plus en plus d’argent en exportant beaucoup plus de produits hors hydrocarbures. Les services commerciaux confirment la réussite d’un tel défi en l’attestant par des bilans à l’appui soulignant que le revenus des exportations hors hydrocarbures ont doublé.

Lors du premier trimestre de l’année en cours, l’on a engrangé un pactole égal à 115 millions de dollars et 2.5 millions d’euros. Le même exercice de la même période de l’année passée, les recettes n’ont pas dépassé 31 millions de dollars et 2.3 millions euros.
Ce défi, jugé réussi, est le résultat des exportations qui ont atteint, durant ce premier trimestre, les seuils de 516.7 millions de tonnes contre 216.7 millions de tonnes durant la même période de l’année passée.  Jusque-là; le défi est réussi en attendant le parachèvement du projet de l’extension du port d’Oran dans le cadre de sa transformation en terminal de portes conteneurs. D’ici là, la compétitivité est de mise pour une meilleure visibilité économique. D’ailleurs, la ministre de l’industrie et des Mines, Djamila Tamazirt, a appelé à la création de bases de données économiques pour mettre en évidence les potentialités de chaque wilaya et les rendre ainsi plus attractives en matière d’investissement. Tamazirt exhorte les responsables de son secteur, à procéder à la collecte et la remontée d’informations actualisées et fiables en vue d’alimenter ces bases de données qui contribueront à la prise de décision. La ministre rappelle également, les grandes lignes du plan d’action de son département pour contribuer aux efforts de diversification de l’économie nationale qui s’appuient sur la consolidation de la base industrielle et le renforcement de la compétitivité économique des entreprises.
Elle incite à l’amélioration de l’environnement des affaires par l’encouragement et la facilitation de l’investissement productif, la satisfaction de la demande du foncier industriel, ainsi que la promotion de la production nationale à travers le développement des filières industrielles prioritaires, notamment la sidérurgie, la mécanique, l’électronique, la chimie, l’agro-alimentaire et le textile. Tamazirt évoque à cet effet, le développement du tissu de la PME et le développement du secteur des mines et la valorisation des ressources minières.
Il s’agit, selon elle, d’actions «lourdes et structurantes» pour l’atteinte des objectifs escomptés, nécessitant l’implication et l’engagement de l’ensemble des parties prenantes que ce soit l’administration centrale, les directions de wilayas, les organismes sous-tutelle et les opérateurs économiques. La ministre exhorte ses cadres à faire preuve d’écoute à l’égard des opérateurs et souligne que «la conjoncture actuelle nous interpelle à plusieurs titres», c’est pourquoi «nous devons apporter des réponses fiables aux défis auxquels fait face notre économie qui malheureusement demeure tributaire des cours des hydrocarbures, nonobstant les défis socioéconomiques, tels que la résorption du chômage et le développement équilibré de nos régions».
Mohamed Aissaoui