lundi , 16 décembre 2019
<span style='text-decoration: underline;'>Rapport annuel sur les droits de l’homme en Algérie </span>:<br><span style='color:red;'>200 recommandations prévues par le CNDH</span>

Rapport annuel sur les droits de l’homme en Algérie :
200 recommandations prévues par le CNDH

«Le rapport annuel (2018) sur la situation des droits de l’homme en Algérie est ficelé et sera rendu public sous peu» a annoncé hier à Alger le secrétaire général du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH) Abdelouahab Merdjana.

M. Merdjana, qui s’exprimait sur les ondes de la chaîne 3 de la Radio algérienne, a précisé que ce rapport «comprend plusieurs axes et segments, notamment les droits civils et politiques, la liberté d’expression et de manifestation», ajoutant que le CNDH a formulé dans ce document «plus de 200 recommandations qui concernent les droits de la femme, des enfants et des handicapés ainsi que le suivi de la concrétisation des Objectifs de développement durable (ODD)». Le CNDH, selon M. Merdjana, s’attèle aussi à élaborer le rapport de l’année 2019 qui prendra en compte, «tout ce qui s’est passé durant le mouvement populaire du Hirak en matière des droits de l’homme».
Par ailleurs, l’hôte de la radio nationale a indiqué que le Conseil «a joué son rôle dans le dénouement du conflit entre les magistrats et le ministère de la Justice», précisant que le CNDH «est disposé à offrir ses bons offices à l’effet de trouver une issue favorable à un conflit qui risquait de perdurer».
A rappeler, que le CNDH qui a été créé en 2016 dans le cadre de l’application des dispositions contenues dans la nouvelle Constitution adoptée en février 2016, assure la mission de surveillance, d’alerte précoce et d’évaluation en matière des droits de l’homme. Il détecte et entreprend des investigations sur les violations des droits de l’homme et les signale aux autorités compétentes, en émettant des avis et des propositions appropriés.
Le CNDH adresse en outre au président de la République, au Premier ministre et au Parlement, un rapport annuel relatif à la situation des droits de l’homme, assure la diffusion de ce rapport et en informe l’opinion publique de son contenu.
Sur un autre sujet, le Conseil national des droits de l’Homme (CNDH), qui a assuré une médiation «réussie» et inédite entre les magistrats au ministère de la Justice, se dit prêt à jouer son rôle de médiateur dans d’autres conflits, aussi déterminants, en évoquant les ONG et autres représentants du mouvement populaire du 22 février avec les autorités actuelles de l’Etat. M. Merdjana affirme avoir déjà lancé des appels à ce sujet en direction à tous, notamment les ONG qui participent depuis le 22 février à ce mouvement populaire qu’ils soient nos partenaires.
Il a en outre, qualifié les arrestations des manifestants opérées par les forces de sécurité d’actes isolés ou des atteintes aux droits de l’Homme, précisant que le Conseil n’a pas encore été saisi de ces cas, mais nous suivons de très près la presse et les réseaux sociaux, nous ne sommes pas d’accord sur les arrestations arbitraires.
Noreddine Oumessaoud