lundi , 17 décembre 2018
<span style='text-decoration: underline;'>Apologie à groupe armé de DEASH </span>:<br><span style='color:red;'>3 ans de prison ferme contre 5 accusés</span>

Apologie à groupe armé de DEASH :
3 ans de prison ferme contre 5 accusés

Le tribunal criminel de première instance d’Oran a condamné cette   fin de semaine, cinq mis en cause à 03 ans de prison ferme pour apologie à DEASH, alors qu’un sixième a été acquitté par cette même instance judicaire. Les faits de cette affaire remontent au mois de mars 2016, au niveau de la localité d’Ain El Turc, lieu où résident ces prévenus et où ils se rencontré au niveau d’une mosquée.

Agissant sur informations, les gendarmes les mettront sous surveillance, ils seront arrêtés à la fin du mois de mars 2016. Les perquisitions opérées au niveau de leurs domiciles respectifs permettront aux gendarmes de saisir tout un matériel informatique qui leur servait à se connecter et à communiquer avec différents organes.  En effet plusieurs fichiers faisant l’apologie à ce groupe armé ont été trouvés, de même que des communications avec des terroristes étrangers dont ceux basés en Irak. Des faits et preuves qui chargeront les mis en cause devant les enquêteurs et devant le magistrat instructeur. Cités à la barre, les accusés nieront les griefs retenus contre eux, expliquant qu’ils sont innocents, niant avoir prêté allégeances à El Baghdadi.  Certes, ils diront s’être rencontré au niveau de la mosquée sans aucune arrière pensée, encore moins faire l’apologie du terrorisme. Ils affirmeront ne pas constituer une menace pour la sécurité nationale ou la stabilité de l’Etat. La représentante du ministère public insistera, quant à elle, sur la complicité entre ces mis en cause et soutiendra qu’ils sont responsables de ces faits, insistant sur les fichiers découverts sur les appareils, déclarant qu’il s’agit de preuves irréfutables.  La peine de dix as de réclusion sera requise contre ces mis en cause. La défense des mis en cause plaidera la non culpabilité de ses mandants, expliquant que le fait de visionner des vidéos sur les réseaux sociaux n’est pas une preuve tangible ; des vidéos que n’importe quel citoyen peut consulter et mettre un commentaire sans pour autant qu’il ne soit accusé d’apologie à groupes terroristes.          F.Abdelkrim