mercredi , 21 novembre 2018
<span style='text-decoration: underline;'>OPGI  </span>:<br><span style='color:red;'>33% seulement des loyers des logements sociaux recouvrés</span>
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OPGI :
33% seulement des loyers des logements sociaux recouvrés

Un grand nombre d’occupants des logements OPGI à travers plusieurs wilayas du pays ne paient pas la symbolique somme des droits de location qui oscillent entre 1500 et 2800 Da.

Il s’agit de 67% d’occupants au niveau national qui ne s’acquittent pas de la somme de droit de location, ce qui met en difficulté financière, les Offices de promotion et de gestion immobilière (OPGI). Cette situation empêche aussi le lancement des travaux de rénovation des logements OPGI.
Ce chiffre qui donne le tournis, a été révélé jeudi dernier par le ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville, Abdelwahid Temmar, lors d’une séance plénière du Conseil de la nation.
« Le taux de recouvrement des loyers des logements sociaux par les Offices de promotion et de gestion immobilière (OPGI) ne dépasse pas les 33% à l’échelle nationale, ce qui explique les difficultés financières rencontrées par plusieurs Offices », a déclaré le ministre.
Le ministre a précisé qu’en dépit du prix symbolique de location oscillant entre 1500 Da et 2800 Da, il n’y a que 33% des locataires qui paient, précisant que cette formule étant subventionnée, est profitable aux familles à faible revenu.
Interrogé sur le manque de guichets de recouvrement relevant des OPGI pour permettre aux citoyens occupant des logements sociaux de payer leurs loyers dans les délais impartis, M. Temmar, a souligné que la plupart des cités disposaient de guichets et d’Agences chargées de la gestion immobilière de proximité. Il a indiqué que les caisses relevant des OPGI se trouvent au niveau de la plupart des agglomérations.
Une série de mesures pour faciliter le recouvrement
Donnant comme exemple la wilaya d’Alger, le ministre a affirmé que celle-ci comptait 72 guichets consacrés au recouvrement des loyers, assurant un service régulier tous les jours de la semaine, à l’exception du vendredi, reconnaissant toutefois, l’absence de ces guichets dans certaines cités, le guichet le plus proche se trouvant à 10 Km. « L’ouverture de nouveaux guichets exige des moyens matériels et humains ainsi que des charges supplémentaires, difficiles à couvrir par les Offices, d’autant que leur montant dépasse celui des loyers recouvrés au niveau de ces guichets », a poursuivi le ministre. Il a dit que son secteur œuvrait à surmonter le problème du recouvrement des loyers, à travers la mise en place d’une série de mesures, outre des instructions adressées aux OPGI afin d’améliorer le fonctionnement des services chargés du recouvrement des loyers et l’ouverture de nouvelles agences notamment dans les nouvelles cités. « il sera procédé également à la révision des heures de travail des services chargés du recouvrement des loyers pour permettre aux locataires de s’acquitter de leurs loyers aux heures qui leur conviennent notamment durant les vacances et les après-midi, insistant sur l’intensification des visites périodiques par les services des OPGI au niveau des cités et agglomérations », a affirmé le ministre.
Pour ce qui est de la modernisation de l’administration de son département et des établissements sous tutelle, le ministre a fait remarquer que les OPGI œuvraient à mettre en service des applications de paiement à distance pour faciliter les procédures et éviter les contraintes du déplacement aux locataires.
Interrogé sur les mesures prises pour mettre un terme à la passation de marchés et l’attribution de projets relevant de son secteur selon la formule du gré à gré, M. Temmar a précisé qu’il s’agissait là, « d’une formule exceptionnelle» à laquelle il est possible de recourir dans certains cas, notamment urgents, après l’accord préalable du gouvernement. Quant à la passation de marchés au gré à gré simple, le ministre a affirmé que cette formule a été adoptée par le gouvernement, et plus précisément son département, dans le cadre du parachèvement des grands programmes de logement afin de réduire les délais d’attente et rattraper ainsi le retard accusé lors de la réalisation.
« Cette formule s’impose lors des projets «urgents», après approbation des walis, d’autant que le choix des entrepreneurs et des entreprises de réalisation se fait sur leur proposition. Tous les futurs projets feront l’objet d’un appel d’offres conformément à la loi sur les marchés publics », a-t-il conclu.
Alger: Samir Hamiche