mardi , 21 novembre 2017
<span style='text-decoration: underline;'>Le FLN en rangs serrés pour l’Apw d’Oran</span>:<br><span style='color:red;'>«Nous portons l’image forte du parti historique»</span>
© OT / Adda

Le FLN en rangs serrés pour l’Apw d’Oran:
«Nous portons l’image forte du parti historique»

Un top scientifique de réputation internationale aux commandes du commando FLN dans cette compétition électorale. De quoi générer quelques complexes aux autres formations en lice, même si certaines d’entre elles, à la lecture des forces en présence, imposent plus de respect dans la lecture des profils, que celle de l’inamovible dragon historique de la politique. Zoom sur le plan de bataille dressé par le Professeur Mohamed Boubekeur. Il nous a rendu visite hier lundi au siège du groupe Ouest Tribune, accompagné d’une délégation de jeunes ou expérimentés candidats et candidates. 

L’ex-chef de service de lachirurgie générale de l’immense EHU d’Oran, affecte son envergure et son gabarit d’intellectuel haut de gamme au pavillon qui avait perdu les rênes de l’APW durant le mandat qui vient de rejoindre les archives. Il s’était frotté à la politique en occupant un siège au sein de l’APW d’Oran cuvée 2007-2012, avant d’arpenter l’hémicycle de l’APN pour une virée. Avec pareille carte et pour la seconde ville du pays, le FLN ne pouvait mieux choisir. Parfois lyrique, souvent crû lorsqu’il s’agit de brosser l’état des lieux, il joue également d’élégance par rapport à ses homologues représentant les autres partis: «je ne me présente pas pour la présidence de l’APW nous di-il. Nous voulons surtout conquérir des sièges». Un zeste de diplomatie, mais encore enrobé dans l’historique du FLN puisqu’il nous rappelle à l’évidence: «nous portons l’image forte du parti historique, tonne-t-il, opérant depuis le socle du président Bouteflika qui a donné sa santé pour le développement de notre pays. Et par conséquent, je suis extrêmement honoré d’avoir été investi pour réaliser la mission de remporter, avec notre équipe, ces élections locales. Et son diagnostic ne fait pas dans la dentelle.

Constat lamentable de l’arrière-pays d’Oran

Les 26 communes, les 9 daïras d’Oran, ont été sillonnées par les candidats aux couleurs FLN et le constat est sombre. «Derrière les voitures de luxe et les grands axes de la capitale de l’ouest, nous n’avons rencontré que misère et pauvreté totale, confie le Pr Boubekeur. Nous avons pataugé dans la boue, se désole-t-il. Une préface imagée pour présenter ses priorités dans la stratégie du FLN au sein de l’APW. Il s’agit du développement tout azimut, dans ses versants de proximité comme de projets sociaux économiques structurants. Le cadre de vie à repenser d’abord. La santé dont il dénonce les anachronismes tels que les centres anti cancer d’Oran et Sidi Bel-Abbès «qui disposent de 120 lits chacun, mais sans présence de médecins spécialistes ni de paramédicaux, formation de ces corps de métiers sanitaires. Le Pr Boubekeur illustre ces contradictions par «le modèle de l’hôpital anti cancéreux de Lyon qui ne dispose que de 25 lits», explique-t-il. Puis l’éducation sur laquelle il entend bien réagir, après avoir découvert «des classes avec 50 élèves. Nous ne sommes pas au Biafra, ni en Centre Afrique», s’emporte-t-il. La prise en charge des jeunes et l’insertion sociale économique enfin, des urgences parmi les priorités du chef de file FLN au scrutin du 23 novembre courant. Autant d’actions concrètes qu’étoffent les candidats de la délégation qui ont communiqué avec notre groupe média.
A l’exemple de Maachou Mohamed, un commis de l’Etat rompu aux réalités du terrain. «L’APW, c’est une force de propositions, déclarait d’emblée ce candidat. Nous aurons une présence, une dynamique de persuasion. Nos axes phares s’inscrivent dans la création locale de croissance et de richesses. Autrement dit, pensez à une véritable et moderne zone industrielle sur la nouvelle assiette qui rassemble les usines de montage Renault et Peugeot, peser sur la décision administrative afin de créer un tissu important de PME/PMI, de vraies et non éphémères entités appelées à disparaître». Cet ancien secrétaire général de la willaya de Tiaret, met le doigt sur le secteur primaire de l’agriculture: «Nous affirmons l’ambition de créer des unités de production au cours de notre mandat, tout faire pour que les terres fécondes soient exploitées, à l’instar de celles de Marsat-El-Hadjadj abandonnées et laissées à l’érosion des temps». Mohamed Maachou conclut son intervention par le souci de son équipe d’entraîner les pouvoirs publics de la wilaya d’Oran vers une attention particulière et permanente sur la jeunesse: «cette frange sensible de la jeunesse, demeure marginalisée, ne disposant ni ou très peu de bibliothèques, aucun centre d’attraction intellectuel ou distractif».

La plus jeune candidate au service des personnes myopathes

Si au décompte de cette rencontre, les suggestions et autres angles de priorités ont fourmillé, une intervention s’est illustrée par la découverte de la plus jeune candidate à ces APW à Oran, probablement la cadette nationale de ces consultations. A moins de 26 ans, Mlle Aber Naima, préside déjà une association peu commune dans le paysage des institutions pour la solidarité et l’entraide. La biologiste de formation, active au service de l’Association pour la défense des myopathes. Elle entend bien se battre dans la tribune de l’APW pour, précise-t-elle, «accompagner et faciliter la vie à cette tranche de population: les handicapés, particulièrement le myopathes». «Ces derniers ne peuvent même pas se déplacer dans la rue ni accéder aux trottoirs par exemple, démontre-t-elle. Lors de notre mandat, nous nous évertuerons d’améliorer leur niveau de vie, physiquement et matériellement». Une initiative qu’encouragera forcément de par son statut de praticien, le Pr Boubekeur.

Fayçal.H