vendredi , 21 février 2020
<span style='text-decoration: underline;'>Des opérateurs étrangers à la recherche de partenaires nationaux </span>:<br><span style='color:red;'>500 millions de dollars prêts à être investis en Algérie</span>

Des opérateurs étrangers à la recherche de partenaires nationaux :
500 millions de dollars prêts à être investis en Algérie

On pourrait penser que M.Boutalbi exagère un peu, compte tenu des circonstances, mais il s’est voulu insistant et très convaincu. «Quatre investissements étrangers sont en attente pour la création d’établissements sanitaires en Algérie. Nous cherchons aujourd’hui des partenaires nationaux pour permettre la concrétisation de ces projets», a-t-il affirmé.

L’attractivité économique de l’Algérie n’a visiblement pas beaucoup souffert de la crise institutionnelle qui a duré 10 longs mois. Et pour cause, il a été révélé, hier, de la part de centre de décision économique très sérieux que des opérateurs économiques étrangers sont actuellement en quête de partenaires locaux pour investir en Algérie. Le directeur général du Centre arabo-africain d’investissement et de développement (CAAID), Amine Boutalbi qui a fait cette révélation précise que ces investisseurs activent dans les secteurs de la santé, de l’agriculture et du tourisme. «Nous sommes prêts à attirer près de 500 millions de dollars sous forme d’investissements directs et à ouvrir des perspectives avec plusieurs pays», a fait savoir le même responsable, à l’occasion d’un point de presse qu’il a animé en marge d’une conférence sur les solutions économiques en Algérie.
On pourrait penser que M.Boutalbi exagère un peu, compte tenu des circonstances, mais il s’est voulu insistant et très convaincu. «Quatre investissements étrangers sont en attente pour la création d’établissements sanitaires en Algérie. Nous cherchons aujourd’hui des partenaires nationaux pour permettre la concrétisation de ces projets», a-t-il affirmé, visiblement confiant dans l’apport des investisseurs.
Le DG du CAAID ne se contente pas de généralité et donne des détails précis des projets en instance. Il confie, à ce propos, que «la représentation diplomatique ukrainienne s’est engagée à attirer plus de 30 investisseurs en Algérie». Une annonce véritablement importante qui n’est pas unique en soi. Et pour cause, le même Boutalbi affirme, l’air très assuré que «la Chambre de Commerce et d’Industrie jordanienne est prête à convaincre plus de 20 investisseurs de ce pays pour venir investir en Algérie pour 10 millions de dollars».
Autant d’opportunités que M. Boutalbi conditionnent par l’abandon de la règle des 51/49 qui se trouve être supprimée de la législation nationale. Il n’y a donc objectivement aucun problème pour que tous les investisseurs étrangers puissent venir. Il leur suffit maintenant «de comprendre les nouveaux mécanismes d’investissement en toute confiance», précise le DG du CAAID.
Le même responsable a fait savoir que la prochaine édition de la rencontre économique internationale, organisée annuellement par le Centre, se déroulera les 28,29 et 30 mars à Alger avec la présence de près de 300 opérateurs économiques étrangers. «Nous appelons dans ce cadre à ce qu’il y ait des facilitations notamment au niveau administratif en faveur des investisseurs étrangers. Nous souhaitons que le gouvernement et l’ensemble des organismes nationaux de soutien accompagnent ces investisseurs», a-t-il plaidé.
En outre, M. Boutalbi a évoqué l’agenda africain sur la vision économique à l’horizon 2063, en estimant nécessaire que l’Algérie «insiste sur ses plans et sa stratégie au sein de cet agenda», notamment à quelques mois de la mise en œuvre de la zone africaine de libre-échange (ZLECAF).
Il y a lieu de noter la présence à cette rencontre, d’un représentant du ministère des Finances, Brahim Benali. Il n’a pas manqué de souligner la suppression de la règle du 51/49, sauf concernant les secteurs stratégiques qui seront définis par un texte réglementaire.
Nadera Belkacemi