jeudi , 2 avril 2020
<span style='text-decoration: underline;'>Sa diffusion est reportée à cause du coronavirus</span>:<br><span style='color:red;'>Le Président Tebboune reçoit la mouture de l’avant-projet de la Constitution</span>

Sa diffusion est reportée à cause du coronavirus:
Le Président Tebboune reçoit la mouture de l’avant-projet de la Constitution

L’impératif sanitaire dicte donc son agenda à tous les acteurs politiques et sociaux du pays. En tout état de cause, l’on retiendra que le brouillon de Constitution existe bel et bien, qu’il sera largement diffusé et qu’il fera l’objet d’un débat profond avant son adoption par voie référendaire.

La première mouture de l’avant-projet portant révision de la Constitution est fin prête. Le document, réalisé par le Comité d’experts chargé par le chef de l’Etat de faire des propositions d’amendement selon une lettre de mission claire et conforme aux aspirations de peuple. Annoncé par le chargé de mission à la présidence de la République, Mohamed Laagab, le 15 mars dernier, le calendrier n’a pas été respecté en raison de l’épidémie du coronavirus. Mais alors que les observateurs s’attendaient à une « mise opus le boisseau », jusqu’à ce que l’urgence sanitaire soit définitivement passée, le chef de l’Etat étonne son monde et reçoit le président de la Constitution des experts, le professeur Ahmed Laraba. Le motif de l’audience n’était autre que la révision de la Constitution. Ainsi et avec un petit retard d’une dizaine de jours lié certainement à un agenda «bousculé» du président de la République, la mouture de l’avant-projet de révision de la Constitution a officiellement été remise au premier magistrat du pays.
«Lors de cette audience, le Président de la République a reçu la mouture de l’avant-projet sur les amendements proposés par le Comité dans le cadre des sept axes contenus dans la lettre de mission», rapporte un communiqué de la présidence de la République, rendu public, hier. Cet épisode politique, assurément inattendu confirme si besoin, la volonté du Président Tebboune d’aller jusqu’au fond de ses promesses électorales. Et pour cause, compte de la situation exceptionnelle que traverse le pays, il avait l’opportunité de faire durer l’état des choses plusieurs mois encore. Mais il ressort de cette démarche présidentielle, une vision politique qui va au delà de la crise sanitaire. On retiendra également à la lecture du communiqué que le Président qui a exprimé ses remerciements aux membres du Comité «pour les efforts fournis, deux mois durant, pour traduire la volonté de changement radical en articles constitutionnels», soutient que les réformes «constitueront les fondements de l’édification de la nouvelle République, une fois cautionnée par le peuple dans sa version consensuelle finale». Il reste que ce «clin d’œil» politique, en pleine crise épidémique, est le bienvenu auprès d’une opinion nationale qui veut garder un œil sur la vie de la Nation.
Cependant, «vu la conjoncture que vit le pays, en raison de la pandémie du coronavirus, la distribution de ce document aux personnalités nationales, chefs de partis, de syndicats, d’associations et d’organisations de la société civile ainsi qu’aux médias a été reportée, jusqu’à l’amélioration de la situation», rapporte le communiqué de la présidence de la République.
L’impératif sanitaire dicte donc son agenda à tous les acteurs politiques et sociaux du pays. En tout état de cause, l’on retiendra que le brouillon de Constitution existe bel et bien, qu’il sera largement diffusé et qu’il fera l’objet d’un débat profond avant son adoption par voie référendaire.
Anissa Mesdouf