lundi , 21 octobre 2019
<span style='text-decoration: underline;'>Pêche</span>:<br><span style='color:red;'>75 milliards de Da d’investissements privés en aquaculture</span>
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Pêche:
75 milliards de Da d’investissements privés en aquaculture

La valeur des investissements privés en  aquaculture s’est élevée à 75 milliards DA destinés à la réalisation de 271  projets approuvés par le Centre national de recherche et de développement  de la pêche et de l’aquaculture (CNRDPA), a indiqué mercredi Mustapha  Oussaïd, directeur du développement de l’aquaculture au ministère de  l’Agriculture, du développement rural et de la pêche.

 Ces investissements qui seront réalisés à moyen terme jusqu’en 2022 permettront de produire 111.000 tonnes de différents types de poissons,  dont 105.000 tonnes de l’aquaculture marine et 6.000 tonnes de  l’aquaculture d’eau douce, et de créer 24.000 postes d’emplois, a précisé  M. Oussaïd dans un entretien accordé à l’APS.  La valeur des ventes devrait dépasser 87 milliards Da (84 milliards Da  pour l’aquaculture marine et 3,6 milliards Da pour l’aquaculture d’eau  douce) après parachèvement de ces projets, a-t-il indiqué. Parmi ces projets, 212 ont obtenu des contrats de concession par les  services des domaines de l’Etat, ce qui permis le lancement de la  réalisation de leurs fermes (154 pour l’aquaculture marine et 58 pour  l’aquaculture d’eau douce) avec une capacité de production de 80.663 tonnes  devant réaliser un chiffre d’affaires de près de 68 milliards de da et  créer 16.000 postes d’emplois après leur mise en production.
Un total de 491 dossiers ont été déposés pour la réalisation de projets  d’aquaculture au niveau de la direction générale de la pêche, dont 268  projets relatifs à l’aquaculture marine (55%) et 223 projets d’aquaculture  d’eau douce (45 %), a ajouté le même responsable.  M. Oussaïd a mis en avant, à cet égard, le développement du volume des  investissements privés dans le domaine de l’aquaculture comparativement aux  années précédentes, rappelant la réalisation, fin 2018, de 70 nouveaux  projets, en cours d’exploitation, dont la production primaire s’est élevée  à 5100 tonnes de différentes espèces de poissons (des ventes de 4 milliards  DA). Ces projets, une fois la phase d’expérimentation terminée, devrait  réaliser une production de 30.000 tonnes et générer un chiffre d’affaires  de plus de 24 milliards DA, outre la création de 4.672 nouveaux postes  d’emploi, poursuit le responsable.
M. Oussaid estime en outre que les projets connaissent une accélération  sans précédent, notamment vu l’expérience et l’accompagnement nécessaires  que fournit le secteur aux investisseurs, faisant état de la réalisation,  durant les cinq premières années de 2019, de 6 nouvelles fermes aquacoles  au niveau des wilayas de Mostaganem, Béjaia, Tizi Ouzou, Jijel et Annaba.
Entrée en exploitation
de 60 nouveaux projets
fin 2019
Le nombre de projets réalisés dans le domaine de l’aquaculture atteindra,  fin 2019, 130 projets, et ce après la réalisation de 60 nouveaux projets  programmés (40 d’aquaculture en eau de mer et 20 en eau douce).  Ces projets permettront d’atteindre une production de 52.440 tonnes, des  bénéfices dépassant 41 milliards Da, et la création de 9.264 nouveaux  postes d’emploi.  Afin de parachever la réalisation de ces projets dans les délais, les  responsables de la Direction générale de la Pêche et de l’Aquaculture  suivent de plus près la réalisation des fermes et exploitent d’une façon  quotidienne l’ensemble des moyens de communication via Internet pour rester  en contact avec les investisseurs.    Par ailleurs, le secteur a enregistré en 2018 un total de 223 demandes  d’investissement dans le domaine de l’aquaculture continentale déposées,  par des investisseurs privés, au niveau des directions de wilayas, dont 58  projets ont bénéficié des actes de concession (26%) et 31 projets entrés en  exploitation, en sus de 20 autres qui entreront en exploitation fin 2019.
Quant à la pêche continentale, 75 investisseurs détenteurs d’actes de  concession et exerçant leurs activités au niveau de 61 étendues d’eau, ont  réalisé une production avoisinant 1955 tonnes de poissons en 2018 au niveau  de 21 wilayas.  Quatre wilayas viennent en tête dans cette activités, à savoir, Ain Defla  avec 513 tonnes (12 investisseurs), Relizane avec 446 tonnes (  8investisseurs), Bechar avec 294 tonnes (4 investisseurs) et Tizi Ouzou  avec 174 tonnes ( 3 investisseurs).  Pour appuyer cette activité, l’année 2018 a connu la production de  2.600.000 unités d’œufs et de larves alevins ayant été ensemencés au niveau  des barrages et des bassins, l’enregistrement de cinq (05) projets  d’exploitation des anguilles dans les wilayas de Skikda (Oued El Kebir),  Boumerdes (Oued Isser et Oued Sbaou) et 02 projets à El Tarf, ( lac Oubeira  et la Tonga).  S’agissant de l’aquaculture intégrée à l’agriculture,  le programme  national d’ensemencement de poissons a englobé, en 2018, plus de 1401  bassin d’irrigation duquel les agriculteurs ont bénéficié d’un total de  204.000 œufs et alevins de poissons.  Selon M. Oussaid, cette opération devra améliorer le rendement de  davantage de surfaces agricoles et améliorer l’usage multiple des eaux, ce  qui a poussé à la formation de 2304 agriculteurs en 2018 au niveau local,  sur un total de 28167 agriculteurs ciblés. S’agissant des zones d’activités des métiers de la pêche et de  l’aquaculture, 79 zones d’activité ont été déterminées pour l’accueil des  activités d’aquaculture lors de l’année 2018, dont 31 zones autorisées sur  décision des walis et 31 zones dont les procédures administratives sont en  cours de finalisation. Le même responsable prévoit la création de 22 zones  fin 2019.
Dans le cadre des textes d’application relatifs aux zones d’activité des  métiers de la pêche en aquaculture, neuf (09) zones d’activité ont été  approuvées par le Conseil des ministres, le 21 novembre 2018 ( le décret  exécutif est en cours de publication), réparties dans les wilayas de Ain  Témouchent,Oran, Mostaganem, Chlef, Tipasa, Boumerdes,Bejaia, Relizane et  Tiaret.  Le programme des investissements publics a permis le lancement de 14  projets d’un montant s’élevant à 5,80 milliards de DA ( soit 580 milliards  de centime), visant essentiellement la formation et l’orientation des  investisseurs privés et leur permettre de se lancer facilement dans cette  activité.  Selon M. Oussaid, le financement de certains de ces projets s’est fait  dans le cadre d’un partenariat international de soutien aux entreprises  ayant été créées pour lancer l’activité d’aquaculture en Algérie, à  l’instar du partenariat avec l’Union européenne dans le cadre du projet  (DIVICO 2), en sus du partenariat avec la Corée du Sud , en vue de la  réalisation d’un projet pilote pour chaque activité en aquaculture, à même  d’assurer, à l’avenir, la formation et l’orientation des investisseurs  privés.