dimanche , 26 janvier 2020

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A l’épreuve de la rentrée scolaire

La rentrée sociale tant redoutée, commencera dés ce mercredi avec la rentrée scolaire. Une rentrée scolaire qui concernera l’énormissime chiffre de plus 9 millions d’élèves auxquels il faut assurer toutes les meilleures conditions d’accueil à travers les 48 wilayas du pays.
Une première épreuve pour le gouvernement Bédoui, installé le 31 mars dernier, et qui entre déjà dans son 6é mois et qui a eu déjà à gérer cette longue période de transition dans une atmosphère loin d’être des plus propices pour tout gouvernement. Décrié par une partie de la classe politique et de la rue, ce gouvernement continue malgré les difficultés à assumer ses responsabilités et à tout faire pour éviter au pays un arrêt total aux conséquences catastrophiques que l’on peut aisément deviner.
Et déjà le voilà encore une fois sur le pont pour donner, en quelque sorte le coup de sifflet, à une rentrée sociale trop chargée de considérations politiques, dont il n’a pas la gestion directe, mais à laquelle il se retrouve toujours confronté. Mais qu’à cela ne tienne, le gouvernement se doit de mener cette grande mission dans les conditions les plus normales possibles et avec la maîtrise nécessaire.
Pour ce, le ministre de l’Education nationale s’est voulu rassurant en avançant que toutes les conditions étaient réunies pour accueillir les 9.110.000 élèves, faisant état de la réception de 656 établissements éducatifs, dont 426 primaires, 137 collèges et 93 lycées, outre 161 autres prévus à la fin de l’année en cours, ajoutant que sur le plan de l’encadrement pédagogique, les nouveaux établissements éducatifs se verront renforcés par 8040 nouveaux postes budgétaires, dont 1061 postes pédagogiques venant s’ajouter au 749.000 fonctionnaires au niveau des établissements éducatifs, qui s’élèvent à plus de 27.000 établissements.
Des chiffres plutôt rassurants, mais qui ne reste en l’état des choses que des chiffres qui devront être confrontés à la réalité du terrain. Et là, c’est une toute autre paire de manches, surtout qu’à travers l’ensemble du pays un grand mouvement de population s’est fait ces derniers temps, avec la multiplication des nouvelles cités et les innombrables opérations de relogement qu’ont connues la quasi-totalité des villes algériennes.
Une réalité démographique nouvelle qui impose donc une autre manière de gestion et une ébauche d’énergie et de moyens encore plus importants que ceux que nous avons connus jusque là.
Dans tous les cas, il est sûr que cette rentrée scolaire donnera le ton de ce que sera la rentrée sociale en général et la capacité de ce gouvernement à y faire face.

Par Abdelmadjid Blidi