samedi , 14 décembre 2019
<span style='text-decoration: underline;'>Club sportif amateur de Jil El Moustakbal</span>:<br><span style='color:red;'>A l’honneur de Hassi Mefsoukh</span>
© Ouest Tribune

Club sportif amateur de Jil El Moustakbal:
A l’honneur de Hassi Mefsoukh

Ils sont plus de 90 athlètes à s’entraîner quotidiennement à Haï Chahid Bouamama, commune de Hassi Mefsoukh, daïra de Gdyel.

Ce club, nouvellement créé (2015), englobe presque toutes les disciplines du sport dont les sports collectifs, tels que le football, le hand-ball, le basket-ball, l’athlétisme et bien-entendu les arts martiaux, comme le karaté, le judo, la boxe chinoise, le vovinam, viet vo daw et spécifiquement le kung-fu. Certes, il aura fallu beaucoup de persévérance et d’abnégation pour que l’école de kung-fu de la ville de l’ex-Renan continue à exister. Club amateur, affilié à la Ligue de Wilaya, draine la grande foule, surtout les mômes, âgés entre 6 et 16 ans, où beaucoup de parents s’intéressent à l’avenir de leurs enfants.
Cette section, dirigée par le Président Guéddal Mohamed, un secrétaire Général, Benhebal Mokhtar et le trésorier Kratar Kaddour qui est en même temps l’éducateur, qui est aussi Vice-président de la Ligue des arts martiaux à Oran, avec aussi 7 autres membres qui demeurent dévoués à cet art martial, et leur apprentissage aux enfants. Ce trio s’affaire tant bien que mal à dénicher aides et subventions pour pouvoir assurer le fonctionnement de l’école.
La contribution des parents des enfants inscrits – un peu plus de 90 en ce moment –, couvre difficilement les besoins de ce sport de combat. Pour le reste, équipements et matériels, il faut aller chercher ailleurs et des fois mettre la main dans la poche. Pour cela, le secrétaire général Mr Benhebel Mokhtar, nous confie : «Maintenir en vie une activité comme ça, n’est pas une chose aisée. Si nous persistons dans notre mission, c’est pour que nos enfants puissent pratiquer le sport. On fait de notre mieux pour qu’ils ne se retrouvent pas dans la rue, les autorités, locales y compris, ont tendance à ne s’occuper que des disciplines dites majeures. Les formateurs sont des volontaires, tient à préciser notre interlocuteur. Ils rejoignent cette salle qui avant, était une Maison de jeunes, ne remplit pas les conditions de travail, même si elle vient d’être dotée de tatami neuf, de sacs de sports et d’une superficie de 50 mètres, les pratiquants éprouvent quand même, beaucoup de difficultés, les subventions sont aléatoires pour ne pas dire minimes et pour l’occasion, on lance un appel à ceux de l’APC de se pencher vers ces enfants qui n’ont d’autres alternatives que de venir s’entraîner et être loin des maux sociaux». Cet art martial est une philosophie, puisqu’il n’y a pas que le sport en lui-même qui importe.
A la fin de chaque trimestre, tous les pratiquants doivent ramener avec eux leurs bulletins scolaires. Gare à celui qui n’a pas de bonnes notes. «Le Kung-fu est une philosophie de vie. Ce n’est pas qu’un sport. C’est 20% de physique et 80% de mental. Et celui qui n’utilisera pas son mental ne réussira pas», tient à préciser Mr Benhebel, les élèves les plus prometteurs dans ce club, sont incontestablement Khaled Ben Ahmed. Inscrit à cette école depuis l’âge de 6 ans, ce jeune de 8 ans, promet un avenir certain. Deux autres pupilles que sont Meguenni Hadj et Mohamed, âgés respectivement de 9 et 6 ans, paraissent doués. Ces trois enfants que tout le monde à Hassi Mefsoukh en parle, ont d’énormes qualités techniques. Certes, la pâte existe, il suffit seulement de savoir la modeler, car, un avenir radieux attend ces trois enfants, sauf si le destin en décide autrement.  L’école de kung-fu de Hassi Mefsoukh promet de continuer à initier les enfants à cet art martial. La mission est difficile. Mais le défi mérite d’être relevé.
Ilef.B