vendredi , 19 avril 2019
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Abdelwahab Ziani demande plus de libertés et de l’accompagnement des exportateurs

Le président de la Confédération des industriels et producteurs Algériens (CIPA) Abdelwahab Ziani, a estimé hier à Alger, que les décideurs politiques doivent-être plus réactifs pour libérer les initiatives et lutter concrètement contre les pratiques bureaucratiques auxquelles les opérateurs économiques se sont confrontés.

Ainsi, le président de la CIPA, qui intervenait hier sur les ondes de la Radio nationale, a défendu les exportateurs algériens, qui selon lui, ne manquent pas d’idées pour promouvoir l’économie. D’ailleurs, l’hôte de la Radio nationale, a rappelé que lors de discussions avec le ministère du Commerce, il avait été dressé une liste des entreprises potentiellement exportatrices, tout comme a été fixé l’objectif de placer pour 10 milliards de dollars de marchandises sur les marchés à l’étranger.
M. Ziani estime qu’il est nécessaire de revoir le fonctionnement du système économique en profondeur d’autant. « Après avoir assuré la satisfaction des besoins nationaux, les entreprises sont désormais prêtes à aller à la conquête des places commerciales étrangères», assure le président de la CIPA qui a adressé une liste de doléances. Il a appelé ainsi à l’organisation des conférences nationales successives, réunissant les chefs d’entreprises et les syndicats patronaux, lors desquelles les pouvoirs publics pourraient mieux percevoir les attentes de leurs interlocuteurs lesquels ne cessent de demander d’être libérés de leurs carcans, qu’on les laisse travailler et qu’ils soient mieux accompagnés à l’extérieur.
Toujours dans le même sens, M. Ziani appelle l’Etat à déverrouiller les initiatives des banques Algériennes à l’étranger, qui doivent, selon lui, s’adapter aux demandes formulées par les entreprises exportatrices. «L’un des problèmes handicapant l’acte d’exporter, est constitué par la lenteur à donner suite aux décisions prises en commun par le gouvernement, d’une part, et les entreprises, le patronat et l’UGTA d’autre part. Ce qui fait défaut, c’est la rapidité d’action», se désole l’hôte de la Radio nationale. M. Ziani a indiqué, à propos de l’expérience de la Caravane économique qui a, récemment, sillonné des pays des Continents Africain et Européen, pour y faire connaître et apprécier les produits algériens, que les entreprises qui y ont pris part, ont ainsi eu l’occasion d’en découvrir les exigences et les opportunités.
Alger: Noreddine Oumessaoud