lundi , 21 octobre 2019
<span style='text-decoration: underline;'>Liquidité bancaire</span>:<br><span style='color:red;'>Accroissement de 37% durant les huit premiers mois de 2019</span>
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Liquidité bancaire:
Accroissement de 37% durant les huit premiers mois de 2019

Face aux informations faisant état d’un risque de la baisse de la liquidité bancaire, le ministre des Finances, Mohamed Loukal, rassure en révélant au contraire une hausse durant l’année 2019.

Les informations rapportées par quelques médias sur une éventuelle baisse sont fausses, a assuré le membre du gouvernement. Ainsi, le ministre a indiqué à l’agence APS que la liquidité bancaire de l’Algérie a enregistré une hausse de 37,31% à la fin août 2019 par rapport à la fin décembre 2018. Pour appuyer ses dires, M. Loukal avance des chiffres en indiquant «la liquidité bancaire est ainsi passée à 1.705,5 milliards (mds) de DA à la fin août dernier contre 1.557 mds de DA à la fin décembre 2018, soit une augmentation de 37,31% ». Démentant des informations «infondées» sur la baisse des liquidités, M. Loukal cite le taux des réserves obligatoires fixé à 12% par la Banque d’Algérie qui évite aux banques d’avoir un manque de liquidité bancaire. Le ministre a également argumenté par la possibilité pour les banques de bénéficier d’un refinancement qui leur sera accordé par la Banque centrale.
«On ne peut pas souffrir d’un manque de liquidité bancaire alors que le taux des réserves obligatoires est fixé à 12% par la Banque d’Algérie (BA) ; en plus, «les banques de la place disposent de titres souverains collatéraux qui leur permettent de se refinancer auprès de la Banque centrale, dans le cadre de l’Open market », a-t-il affirmé.
Les banques sont tenues de conserver 12% des dépôts de leurs clients sans les utiliser. Ce qui permet de réduire les réserves libres des banques et contenir la liquidité bancaire.
Comme mesure visant à éviter la baisse de liquidité bancaire, la BA avait lancé une démarche à savoir, l’augmentation en février dernier le taux des réserves obligatoires par rapport à l’assiette des réserves globales des banques de 8% à 12%. En janvier 2018, elle avait déjà augmenté de 4% à 8% le taux de ces réserves.
La BA a expliqué qu’elle recourt systématiquement, en cas de manque de liquidité, à la réduction du taux des réserves obligatoire pour permettre d’injecter plus de liquidités sur le marché. Après les baisses enregistrées en 2015 et 2016, la liquidité bancaire s’est relativement stabilisée après le lancement des opérations d’«open market» d’injections de liquidités à partir de mars 2017, pour ensuite croître fortement, dès novembre 2017, après la mise en œuvre du financement non conventionnel. La BA avait indiqué que la liquidité bancaire avait atteint 1.380,6 mds de DA à fin 2017, soit une croissance de 68,2% par rapport à son niveau de fin 2016 qui était de 821 mds de DA. «C’est en prévision de l’accumulation des liquidités bancaires, et pour prévenir toute poussée inflationniste, que la BA a relevé en 2018 le taux des réserves obligatoires de 4% à 8%. Cette conduite de la politique monétaire a ainsi réussi à stabiliser l’encours de la liquidité bancaire », avait affirmé la BA.
S.H