dimanche , 23 septembre 2018

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Alors assegas ameggas

L’Algérie a fêté hier Yennayer. Une fête marquée depuis toujours, mais cette fois, elle a une signification particulière, car, cette journée fait désormais partie intégrante du calendrier des fêtes officielles du pays. C’est une journée chômée et payée.
Cette année berbère 2968, donc bien plus vieille que le calendrier grégorien, est en réalité l’an 1, dans l’histoire de l’Algérie indépendante. Bien sûr, tous les Algériens fêtaient Yennayer par le passé, mais beaucoup ne savaient pas ce qu’il voulait dire. Cette année, les Algériens savent que c’est le début de l’année berbère et réalisent clairement, que l’histoire de notre pays jouit de l’une des plus anciennes séculaires au monde. La chose n’est désormais plus restreinte, à quelques cercles d’intellectuels et surtout, elle ne peut plus être un outil de marchandage de quelques extrémistes qui roulent pour des agendas douteux.
Comme l’arabe, comme l’islam, l’amazighité reprend toute sa place en Algérie et n’est plus confinée dans une seule région du pays. C’est l’Algérie qui se réconcilie avec elle-même et qui s’assume avec toutes les composantes de son identité. Amazigh qui est déjà consacrée constitutionnellement, langue nationale et officielle et enseignée dans la plupart des wilayas du pays et a enregistré le 27 décembre dernier, avec le dernier conseil des ministres, une autre victoire, avec la décision historique du président de la République, d’instituer Yennayer fête officielle chômée et payée.
L’Algérie est totalement en paix et en harmonie avec son histoire et son identité, car, en ce jour historique du 27 décembre, une autre grande décision a été prise en la création de l’Académie algérienne de la langue Amazighe. Un pas, qui confirme que c’est là un choix profond, pris par l’Algérie sur le chemin de la réconciliation avec soi-même.
La cause berbère est désormais une cause nationale, portée par tous les Algériens, pour qui la fête de cette année, a un cachet particulier. C’est aussi et surtout, un échec cuisant pour tous ceux qui ont fait de la cause berbère, un élément de marchandage et de division. Leurs basses manœuvres ne peuvent plus réussir et les Algériens leur répondent, qu’ils tiennent plus que tout à l’unité et à la paix dans leur pays. Alors Assegas ameggas à tous les Algériens où qu’ils soient.

Par Abdelmadjid Blidi