vendredi , 6 décembre 2019

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Alternative énergétique

En cette période de l’année propice à l’organisation de manifestions économiques diverses et variées, il est loisible pour l’opinion nationale de constater les développements que connaissent les différents secteurs d’activité dans notre pays. Au vu du succès des 120 entreprises algériennes à Nouakchott et ailleurs, les Algériens admettent que dans l’industrie agroalimentaire, électronique et autres, il y a un mieux. Il reste néanmoins que quoi qu’on dise, c’est le secteur de l’énergie qui captera immanquablement l’intérêt de tous, d’autant qu’il est à l’honneur au Centre international des conférences d’Alger. Les gestionnaires de cet important pan de l’économie nationale, n’ont pas misé que sur le gaz de schiste, ils ont mis dans le Pipe l’énergie solaire, la pétrochimie et les plateformes off-shore. Ce sont-là autant d’alternatives aux hydrocarbures conventionnelles.
Cette mise en évidence n’aura pas été simplement théorique. De véritables projets dont certains sont en phase de maturation au plan opérationnel, ont été annoncés hier, aux professionnels du domaine. Quant au commun des Algériens, ils sont invités à voir l’énergie autrement et ce sont des cerveaux algériens, en partenariat avec des étrangers, qui s’emploient dès maintenant à construire cette nouvelle vision du secteur national de l’énergie.
Actuellement à ses premiers balbutiements, la stratégie énergétique nationale a tout de même le mérite d’exister et surtout de s’appuyer sur les énergies alternatives. Et Dieu sait notre immense et inépuisable réserve en matière de solaire, notamment. Et l’insistance que l’on devine aisément dans la recherche de solution satisfaisante pour l’exploitation de ces gisements, finira sans doute un jour par porter leurs fruits au sens où un laboratoire algérien implanté en Algérie, finira par découvrir la formule qui permettra une exploitation pérenne et économique de l’énergie solaire à toutes heures de la journée. Il est vrai, en effet, que le couple gaz-soleil n’est pas éternel pour cause de limite de l’énergie fossile.
Bref, même si Sommet Algeria Future Energy n’est pas une référence mondiale, il aura le mérite de poser la problématique de énergétique nationale sous un autre jour. On aura, en effet, appris que le pays n’est pas si près que cela du précipice. Il lui reste de la marge et surtout dispose d’un capital humain, à même de faire preuve de créativité.