lundi , 17 décembre 2018

APC : Des dettes cumulées depuis des années…

Jeudi dernier, plusieurs dépôts et structures centrales de l’APC dont le siège du secrétariat général de la Mairie ont été privé d’électricité suite à une coupure décidée par les services de la Sonelgaz. Une coupure en raison des factures impayées cumulées depuis le troisième trimestre 2016 et dont le montant global s’élève à 43 milliards de centimes. Il est vrai que l’APC d’Oran, l’un des plus importants clients de la Sonelgaz au niveau de la Wilaya, souffre depuis toujours de difficultés financières cumulées par les carences et les dysfonctionnements liées à une gestion budgétaire obsolète presque impossible à équilibrer. Tant il est vrai que la première commune du pays, en termes d’habitants, est loin de pouvoir réunir les ressources fiscales nécessaires à faire face à toutes les dépenses en constantes augmentation. De son coté, dans sa stratégie de recouvrement de ses importantes créances, la Sonelgaz n’a pas cessé d’avertir ses «mauvais payeurs» d’opérations de coupure de l’énergie qu’elle vient de lancer depuis quelques jours. Des mesures touchant aussi bien des clients et opérateurs privés que des organismes et institutions publiques, dont les APC. Selon une source proche du dossier, la Sonelgaz affirme avoir pris le soin d’épargner les services communaux qui pourraient pénaliser les citoyens comme l’état civil, l’éclairage public ou encore les structures publiques gérées par l’APC telles que les écoles ou les mosquées. Malgré cela, la polémique semble bien s’installer entre les partisans du «tout social» qui estiment que l’APC ne devrait pas être touchée par des coupures d’énergie, et ceux, plus nombreux qui considèrent que l’administration communale est un gouffre de dépenses publiques mal gérées qui ne contribue qu’à gonfler les déficits et cumuler les carences en matière de prise en charge des préoccupations collectives. Dans un grand nombre de quartiers et de cités, l’éclairage public est très souvent défaillant, sans parler de la collecte des déchets ou de la maintenance des chaussées et des trottoirs. Ce débat qui animait hier soir les «mauvaises langues» attablées au café des jérémiades, allait vite tourner aux critiques et dénonciation de certains mandats d’APC, chacun évoquant l’histoire de ces anciennes gestions communales porteuses de tous les maux et de toutes les dérives connues sur ce terrain oranais… Aujourd’hui, malgré les efforts indéniables du Maire en exercice, M. Noreddine Boukhatem qui a pris de grandes dispositions visant à renflouer les caisses de la commune et à assainir un passif trop alourdi par les dysfonctionnements du système, Il est difficile de croire que l’APC d’Oran réussira rapidement à assainir toutes ses dettes cumulées parfois depuis plus de vingt ans.

Par S.Benali