samedi , 20 octobre 2018

Au registre des tricheries et de la prédation

L’hiver 2018 s’annonce porteur, comme chaque année, des risques d’inondations et de grandes perturbations, de la circulation routière à Oran. Les autorités locales, conduites par le Wali d’Oran, semblent avoir pris cette année, toutes les mesures préventives, pour faire face aux grosses chutes de pluie hivernales, et leur lots d’inondation de chaussées, de coulées d’eau boueuses, et parfois hélas, de glissements de terrain ou d’effondrement de maisons précaires. En amont de ces préparatifs, le wali d’Oran avait, on le sait, insisté durant l’été, sur le nettoyage des avaloirs et des regards, et le curage de plusieurs oueds, dans les zones de Tafraoui et Oued Tlélat, pouvant représenter un risque. Les inquiétudes du Wali d’Oran, certainement bien conscient des failles et des insuffisances, marquent le mode de gestion et de maintenance du tissu urbain, par les Communes concernées, obligeant à chaque fois le représentant de l’Etat, à intervenir lui-même, dans ces missions élémentaires dévolues aux APC. C’est ainsi qu’à Oran, on a tendance à préparer la «saison hivernale», un peu comme on prépare la saison estivale, à coup de sermons et d’avertissements aux élus locaux défaillants. Lors d’une rencontre organisée, il y a quelques semaines au siège de la wilaya, «les préparatifs de la saison hivernale» étaient inscrits à l’ordre du jour. “Il ne faut pas attendre, qu’il y ait mort d’homme pour agir», avait souligné le wali, résumant ainsi en une phrase l’ampleur du laxisme et des tâtonnements, marquant depuis des années, l’état des lieux des réseaux de collecte et d’évacuation des eaux pluviales. Avec l’hygiène publique et de l’environnement, c’est également ce dossier de maintenance, du réseau de voiries et d’évacuation des eaux pluviales, qui reste inscrit au cœur des préoccupations des citoyens, et des autorités locales. Tant il est vrai que chaque année, après de fortes chutes de pluie, Chaque hiver, des boulevards et de grands ronds-points d’accès à Oran, sont inondés et rendent la circulation impraticable. Des artères, parfois fraîchement «revêtues» d’un ruban de bitume flambant neuf, se retrouvent après chaque saison pluviale à leur état initial, voire lamentable, truffées de nids de poules, de trous et de malfaçons qui font le calvaire des automobilistes. Et chaque année, les oranais ne peuvent que déplorer l’ampleur des retards, des déficits et des carences enregistrés ici et là, dans de multiples opérations de réalisation ou de rénovation de chaussées, de réseaux d’évacuation sous-dimensionnés, d’avaloirs et regards ne répondant pas aux normes, et d’autres actions dites d’amélioration urbaine, truffées «d’erreurs de conception» et des malfaçons, à inscrire souvent, au registre des tricheries et de la prédation.

Par S.Benali