mardi , 20 août 2019

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Avec la volonté du peuple

Le plus grand danger qui guetterait le pays c’est bien ce vide constitutionnel et institutionnel qui pourrait faire rentrer l’Algérie dans un long chemin de doute et bloquer ainsi toute issue de sortie de crise. La crainte est bien posée aujourd’hui et elle est surtout légitime et loin d’être une simple vue de l’esprit.
Une situation sur laquelle a longuement insisté le chef de l’Etat major de l’Armée, Ahmed Gaid Salah qui a clairement mis en avant les dangers qui nous guettent en cas de persistance de cette situation. « En somme, ceux qui veulent maintenir le pays dans l’impasse sont des individus et des entités qui tentent sciemment de nous mener vers le vide constitutionnel avec tous les risques et menaces qu’il peut comporter… L’impasse politique et le vide constitutionnel planifiés de manière délibérée par ces entités est un parcours aux conséquences désastreuses sur les plans économique et social du pays, notamment dans le domaine des investissements et la préservation des postes d’emploi et du pouvoir d’achat des citoyens, voire sur tous les autres plans ayant un lien avec le processus de développement de manière générale ».
Ainsi, il est expressément demandé aux forces politiques d’engager un dialogue sérieux et constructif pour aller vers ces élections présidentielles qui restent le meilleur moyen pour sortir de cette grave crise que connaît le pays. Des élections qui dégageront le président auquel reviendra la lourde charge d’engager les reformes nécessaires qui seront les premières pierres à mettre sur la route de l’édification de cette nouvelle république à laquelle aspire tout le peuple.
Une république qui continuera la moralisation de la vie publique et politique et qui surtout maintiendra la pression sur tous les corrompus et les corrupteurs qui ont pillé les caisses de l’Etat et appauvri le peuple. Une lutte où la justice, forte de ses nouvelles prérogatives d’équité et d’indépendance, aura le rôle central pour renouer avec le serment fait à nos valeureux chouhadas le 1er novembre 1954.
L’unité et l’intérêt suprême de la nation doivent, en ces jours difficiles, être mis au dessus de toutes les considérations pour voir ce magnifique mouvement populaire qui dure depuis trois mois déjà, déboucher sur des résultats probants avec en premier l’élection d’un président qui naîtra de la seule volonté du peuple.

Par Abdelmadjid Blidi