jeudi , 21 novembre 2019
<span style='text-decoration: underline;'>Mostaganem</span>:<br><span style='color:red;'>Benabdelmalek Ramdane, premier martyr de la révolution de novembre 1954</span>

Mostaganem:
Benabdelmalek Ramdane, premier martyr de la révolution de novembre 1954

Les premiers coups de feu annonçant le déclenchement de la grande révolution de novembre 1954, qui a fait l’admiration de presque le monde entier et le premier martyrs (chahid) de cette glorieuse révolution ont été enregistrés dans la wilaya de Mostaganem.

En effet, le trente et un octobre 1954 à vingt trois heures deux minutes, deux colons circulant à bord d’une voiture automobile de marque Renault de type quatre chevaux, venant de Mostaganem et se dirigeant vers Picard (Khadra), leur lieu de résidence, ont aperçu en bordure d’une vigne, un homme en sous vêtements. Cet homme qui ne bougeait pas leur fait signe. Il s’agissait du gérant d’une ferme que des chiens ont réveillé par leurs aboiements, compte tenu de la présence d’un groupe de moudjahidines qui allaient presser à l’action dans la commune de Ouillis (Benabdelmalek Ramdane). Alors, la voiture s’arrête à hauteur de l’homme en sous vêtements. La portière s’est ouverte et les deux occupants ont eu tout juste le temps d’entendre leur crier d’aller chercher du secours que des coups de feu résonnèrent dans la nuit. Le pare brise de la quatre chevaux vole en éclat ainsi que la vitre de la portière côté chauffeur.
La balle a affleuré le côté du front du chauffeur. Ainsi, la dite voiture démarra en trombe en direction de cassaigne( Sidi Ali) pour fuir les gendarmes. La brigade est fermée. Les deux colons frappèrent plusieurs fois à la porte. A ce moment, vingt trois heures quarante cinq minutes, des coups de feu sont tirés par un groupe des Moudjahidines, touchant Laurent François, vingt deux ans, chauffeur de la 4 CV. « Le groupe des Moudjahidines attendait l’heure –Zéro heure du premier novembre pour attaquer la brigade. Les choses se sont précipitées. Les gendarmes sont réveillés. Le blessé est alors dirigé à bord d’une ambulance vers l’hôpital de Mostaganem, mais succombe à ses blessures en cours de route. Ainsi, rappelons également que dans la nuit du trente et un octobre au premier novembre 1954, des fermes et des transformateurs électriques ont été incendiés, des poteaux sciés, des fils téléphoniques coupés et des gardes de nuit désarmés dans les commues de Cassaigne (Sidi Ali)- Ouillis (Benabdelmalek Ramdane) – Bosquet (Hadjadj). Benabdelmalek Ramdane membre du groupe des vingt deux, a été dépêché dans le dahra Mostaganémois pour préparer avec Bordji Amâr, responsable du PPA-MTLD (parti du peuple algérien –Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques) dans le Dahra Mostaganémois, le déclenchement de la grande guerre de libération nationale. Le dahra mostaganémois comptait trois cent trente militants actifs et bien structurés. Parmi ces militants, certains ont été choisis pour former des groupes de commandos devant attaquer la brigade de gendarmerie et commettre des actions de sabotage.
 Alors bien préparés, les dits groupes passèrent à l’action comme il est décrit ci -haut, l’armée, les gendarmes, la police et les renseignements généraux se déployèrent en force dans le Dahra de mostaganem. Le quatre novembre 1954, Benabdelmalek Ramdane tombe en martyr les armes à la main dans la forêt des Ouled Larbi dans la commune de Sidi Lakhdar. Suite à des informations livrées par des traîtres, les forces coloniales sont parvenues à tenir le sus nommé. C’est le premier martyr (chahid) de la révolution de novembre. Il est né à Constantine où il a suivi les cours de l’école primaire puis s’était formé comme judoka.
En 1945, Benabdelmalek Ramdane adhéra au PPA (parti du peuple algérien que dirigeait Messali Hadj. Ensuite, il fut désigné membre de l’organisation secrète (OS), aile armée du PPA, créée en 1947. Suite à la découverte de la dite organisation par la police coloniale qui a arrêté plusieurs de ses membres, Benadelmalek Ramdane, épargné, était contrait comme tant d’autres de ses frères de vivre dans la clandestinité. Il a participé à la réunion des vingt deux à Alger, plus précisément à clos  en juin 1954. Tous les présents à cette réunion étaient membres de l’OS. Il se constitue en bloc d’avant-garde pour lancer sans attendre l’insurrection. Ainsi, Boudiaf est choisi pour désigner une direction collégiale. Six (6) membres forment la dite direction et créent le Front de libération nationale (FLN) tout en déclenchant la guerre de libération nationale à travers le territoire national le premier novembre 1954. Les services de renseignements français étaient pris de vitesse, ils n’avaient aucune information avant les actions de sabotage commises par les moudjahidines du FLN qui allaient constituer l’Armée de libération nationale (ALN). Les préparatifs ont été tenus secrets jusqu’à l’heure « J » même pour les membres de commandos « moudjahidines. Et pourtant, aujourd’hui dans des livres d’histoire enseignés aux élèves des trois cycles qu’il est écrit que certaines associations qui étaient hostiles au courant nationaliste (Etoile Nord Africaine, Parti du peuple algérien et à la guerre de libération nationale sont celles qui ont préparé et déclenché la révolution de novembre 1954. Drôle de falsification, alors que des vrais acteurs sont encore vivants. L’histoire et la conscience des peuples. Donc falsifiés.
L’histoire a anesthésiée la conscience. Il est impératif d’écrire l’histoire vraie et de réformer les livres scolaires s’y rapportant.
Ainsi, aujourd’hui sera commémoré le 65éme anniversaire de la mort de Benabdelmalek Ramdane, premier martyr (chahid de la révolution de novembre 1954.
Charef.N