lundi , 21 octobre 2019
<span style='text-decoration: underline;'>Election présidentielle </span>:<br><span style='color:red;'>Benflis-Tebboune: un duel au sommet</span>

Election présidentielle :
Benflis-Tebboune: un duel au sommet

Les Algériens qui retiennent quatre ou cinq noms, dont une vedette de la télévision, cochent le plus souvent les noms des deux anciens Premiers ministres, Ali Benflis et Abdelmadjid Tebboune. Au plan politique, ce sont les plus proches du piédestal présidentiel.

Le processus électoral dans ses volets juridique et administratif, avance au rythme nécessaire et tout indique que l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), sera au rendez-vous de la campagne électorale et du scrutin lui-même. Au plan organisationnel, il est prévu de renforcer l’Autorité par un apport en ressources humaines appréciables qui consiste en le recrutement de quelque 200 experts en Droit. Ces renforts viendront soutenir l’action de la commission juridique de l’ANIE. Ils plancheront sur les dossiers des candidats à la candidature. C’est ce qu’a annoncé Adel Bourghazane, membre de cette autorité. «Ils seront 200 experts à prendre en charge l’étude et la conformité des dossiers des candidats aux prochaines élections présidentielles du 12 décembre, au titre des activités et missions confiées à la commission juridique de l’ANIE», a affirmé ce responsable en marge de la cérémonie d’installation du coordinateur et des membres de la délégation de wilaya de Bechar de l’ANIE. «L’’étude des dossiers des candidats à ce rendez-vous électoral très important pour le pays, se fera en toute transparence et selon les critères retenus par la loi», a-t-il également souligné. Visiblement très à cheval sur les questions d’éthique, l’ANIE n’a pas l’intention de fermer les yeux sur la moindre tentative de fraude. «La loi sera appliquée dans toute sa rigueur aux auteurs de pareil acte», insiste-t-on.
Outre le déploiement des structures de l’ANIE à l’échelon local qui a atteint sa vitesse de croisière, les candidats à la candidature s’échinent depuis plusieurs jours à réunir les 50.000 signatures de parrainages de citoyens, nécessaires pour valider leurs dossiers à la présidentielle. Une course contre la montre a ainsi été engagée pour les 135 candidats et la réalité du terrain s’est imposée, de sorte à ce que les uns et les autres ont senti le poids de cette étape cruciale dans le parcours de chaque postulant à la présidentielle. Il reste qu’entre tous ces prétendants, quelques uns sortent du lot, car, appuyés par des partis politiques ou carrément déjà assez bien connus par l’opinion nationale. Les Algériens qui retiennent quatre ou cinq noms, dont une vedette de la télévision, cochent le plus souvent les noms des deux anciens Premiers ministres, Ali Benflis et Abdelmadjid Tebboune. Au plan politique, ce sont les plus proches du piédestal présidentiel. Les deux hommes qui ont déjà eu une petite «prise de bec» par médias interposés, totalisent assez d’expérience de gestion et de réseaux relationnels à l’intérieur et à l’extérieur du pays pour pouvoir camper avec le minimum de difficulté possible le rôle de président de la République.
Cette configuration électorale qui place Benflis et Tebboune au second tour du scrutin, est défendue par pas mal d’observateurs de la scène nationale qui disent ne pas voir une autre alternative à voir les profils des candidats à la candidature. A moins, bien entendu que Abdelaziz Belaïd, président du Front El Moustakbel, parvienne à faire une bonne campagne, ou encore le président de l’Alliance nationale républicaine, Belkacem Sahli, susceptible de faire bonne figure pour sa jeunesse et son profil de président d’une formation politique activant sur la scène nationale depuis plusieurs décennies. Il serait donc faux d’attendre une élection serrée, avec un nombre important de candidats aux portes du Palais d’El Mouradia.
Tout compte fait, les électeurs auront certes, le choix entre plusieurs programmes, mais il est clair que la majorité de ces programmes vont croiser sur les questions du renouvellement des institutions de la République.
A moins de trois semaines de la fin de la phase de retrait des formulaires de parrainage, le tableau électoral semble se préciser, tant au plan juridique que politique, en attendant l’ouverture effective d’une campagne électorale qu’on attend inédite, puisqu’elle va intervenir dans un contexte populaire et politique assez spécial, faut-il en convenir.
Nadera Belkacemi