mardi , 26 mars 2019
<span style='text-decoration: underline;'>A quelques jours de la grève du 21 janvier </span>:<br><span style='color:red;'>Benghabrit réaffirme sa disposition au dialogue</span>
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A quelques jours de la grève du 21 janvier :
Benghabrit réaffirme sa disposition au dialogue

L’intersyndicale qui a échoué dans le cadre d’un large rassemblement de l’ensemble des fonctionnaires veut revenir par la fenêtre de l’Education nationale, dans l’espoir que cela fasse tâche d’huile.

A quelques jours de la grève annoncée par l’intersyndicale de l’Education nationale, Nouria Benghabrit a souligné, hier encore une fois, sa disposition au dialogue avec le partenaire social. La Ministre de l’Education nationale a affiché dans son intention de ne se mettre aucun tabou. Autrement dit, tous les dossiers en suspens dans la plate-forme de revendications soulevées par le collectif des syndicats du secteur, seront abordés, sans aucun préalable.
La franche disponibilité de Mme Benghabrit qui s’exprimait sur les ondes de la radio nationale, est sincère, au sens où une détérioration du climat social au sein de l’institution éducative n’est dans l’intérêt de personne. Aussi, elle en veut pour argument que «les revendications des syndicats portent essentiellement sur le traitement des dysfonctionnements contenus dans le statut particulier, ainsi que sur le dossier des œuvres sociales», insistant par ailleurs sur le fait que le débat sur le statut particulier du personnel du secteur de l’Education avait atteint «sa phase finale». En d’autres termes, l’essentiel a déjà été réalisé et les partenaires discuteront visiblement de l’accessoire. Cela étant, même accessoire, il semble que la satisfaction des revendications ne soit pas aussi simple que cela. C’est ce qui explique l’appel à ne pas se précipiter dans le traitement des dysfonctionnements du statut particulier des travailleurs de l’Education.
Pour la Ministre, la commission chargée dudit statut «travaille sans relâche, en coordination avec la direction générale de la fonction publique pour l’application du décret promulgué en 2014». Elle a affirmé, dans ce sens, que «le ministère de l’Education nationale a modifié sa stratégie de dialogue et de débat avec le partenaire social», précisant qu’ «au lieu de satisfaire les revendications, comme fut le cas en 2014 et 2015, la tutelle s’attelle à examiner, minutieusement, les problèmes posés par les représentants des syndicats».
Quant au point sensible qui donne à la protestation syndicale sa popularité au sein du corps enseignant, à savoir la question les œuvres sociales, la Ministre se défend d’être à l’origine du retard accusé dans le traitement du dossier, tout en relevant que le débat «demeure ouvert» sur ce sujet précisément.
Cette sortie de Mme Benghabrit intervient quelques jours après avoir entamé une série de rencontres avec les partenaires sociaux. Des pourparlers qui trouvent leur origine dans l’appel de l’intersyndical de l’Education à une grève, le 21 janvier, appuyée par plusieurs sit-in devant les Directions de l’Education à travers tout le territoire national. Cette action des syndicats repose sur une liste de revendications socio-professionnelles.
La Ministre de l’Education nationale s’était déjà exprimé sur les revendications et précisé que les revendications relatives au pouvoir d’achat et à la loi sur la retraite «ne relève pas des prérogatives du ministère de l’Education». Ces deux points que les syndicats ont inscrit sur leur feuille de revendications annoncent visiblement un durcissement du mouvement. L’intersyndicale qui a échoué dans le cadre d’un large rassemblement de l’ensemble des fonctionnaires veut revenir par la fenêtre de l’Education nationale, dans l’espoir que cela fasse tâche d’huile.
Alger: Smaïl Daoudi