jeudi , 14 novembre 2019
<span style='text-decoration: underline;'>Mostaganem </span>:<br><span style='color:red;'>Benguetat Adda, speaker de radio « L’Algérie combattante»</span>

Mostaganem :
Benguetat Adda, speaker de radio « L’Algérie combattante»

Durant la guerre de libération nationale, le stratège Boussouf Adelhamid a engagé la guerre des ondes en installant les mécanismes et moyens indispensables pour la réussite de la mission, en contrecarrant la propagande de l’armée et des services français.

Ainsi, des services de transmission, du chiffre, une radio « l’Algérie combattante » avec la personne formée pour accomplir les missions de manière convenable.
Parmi les hommes formés et affectés à ces services révolutionnaires, citons le mostaganémois Adda Benguetat qui a joué un rôle de premier plan en matière informationnelle en assurant quotidiennement un quart d’heure, une mission de speaker à la radio de l’Algérie combattante qui émettait à partir du Caire (Egypte). En effet, Adda Benguetat s’adressait spécialement aux Français dans leur langue, quotidiennement sur les ondes de la radio « L’Algérie combattante ». Il commence son bulletin son bulletin d’information par « Raisonnons ensemble ». Ainsi, il tenait les français au courant des progrès enregistrés par la révolution du premier novembre 1954 qui n’a pour objectif que l’indépendance. Les crimes commis par les forces coloniales à l’endroit des Algériens étaient dénoncés. Les victoires diplomatiques acquises par le FLN au niveau international étaient annoncées aux Français. Ainsi, grâce aux émissions exprimées en français, la radio « L’Algérie combattante » était écoutée en France.
D’ailleurs, de nombreux français libres ont contribué à la guerre de libération nationale. Ladite radio qui émettait beaucoup plus en arabe a assuré un précieux travail informationnel en direction des peuples algériens, français et des autres pays, aux côtés du journal « El Moudjahid », ainsi que l’agence de presse algérienne. Après l’indépendance, Adda Benguetat né en 1924 à Mostaganem, a assuré les fonctions de cette commune en 1966.
Ensuite, il a été successivement wali de Tizi Ouzou et de Batna. En avril 1973, il a rendu l’âme, alors qu’il n’était âgé que de 48 ans. Dans son enfance, il a fréquenté l’école jusqu’à l’obtention du certificat d’études primaires. A l’âge adulte, il travailla chez ses cousins maternels qui géraient un commerce de tabacs à Mostaganem. Au début des années 1950, il se rend à Genève (Suisse) et rallia le FLN, puis a été affecté au Caire (Egypte).
Charef.N