vendredi , 20 septembre 2019
<span style='text-decoration: underline;'>L’INDM a remis son rapport au chef de l’Etat</span>:<br><span style='color:red;'>Cap sur la création d’une autorité indépendante chargée des élections</span>

L’INDM a remis son rapport au chef de l’Etat:
Cap sur la création d’une autorité indépendante chargée des élections

Le chef de l’Etat a salué l’accompagnement et la valorisation de cette approche par l’institution militaire depuis le lancement de ce processus, et ce, à travers les allocutions du Général de Corps d’Armée, Ahmed Gaïd Salah, Vice-ministre de la Défense nationale, chef d’Etat-major de l’Armée nationale populaire (ANP).

Le Coordonnateur de l’Instance nationale de dialogue et de médiation (INDM), Karim Younes, a remis, hier, à Alger, au chef de l’Etat, Abdelkader Bensalah, le rapport final relatif au processus de dialogue politique avec les différents acteurs en vue du règlement de la crise politique que connaît le pays. Cet acte clôt la mission de l’INDM qui a duré plus d’un mois où des dizaines de formations politiques et d’organisation de la société civile, en sus d’activistes du mouvement populaire, ont été entendues par les membres de l’Instance de Karim Younes. Cette mission finie, le coordinateur de l’INDM s’est vu confier une autre qui consiste à «poursuivre ses efforts et à mener les consultations nécessaires pour former et installer une autorité indépendante chargée des élections», rapporte un communiqué de la Présidence
de la République, rendu public le même jour, à l’issue de la rencontre qui a réuni le chef de l’Etat et les 7 membres de l’INDM, conduits par Karim Younes. Le même communiqué qui retient la réussite de la première phase de la mission du panel, note l’impératif de la création «d’une autorité nationale indépendante chargée des élections». Le nouveau challenge de Karim Younes et des autres membres de l’INDM n’est pas de tout repos, en ce sens qu’il s’agira de créer de rien une structure dédiée à la garantie de transparence de la prochaine élection présidentielle. C’est dire le caractère historique de la nouvelle mission, sur laquelle reposera la crédibilité d’un processus électoral déterminant pour l’avenir de l’Algérie, puisque devant déboucher sur un système politique plus démocratique.
Il convient de retenir, avant d’en arriver à la question de la présidentielle, à proprement parler que, M. Younes a présenté au chef de l’Etat «les points essentiels du rapport de l’Instance». Il a mis en exergue «les résultats du dialogue, ainsi que les propositions et recommandations formulées par les parties consultées, ayant fait l’objet d’un large consensus». Cela étant, le coordinateur de l’INDM a souligné l’impératif d’amender deux textes législatifs. Le premier consiste à modifier et compléter la loi organique portant régime électoral, et le second porte sur la création d’une autorité nationale indépendante chargée des élections.
Pour sa part, et après avoir écouté l’exposé, le chef de l’Etat a salué l’engagement des membres de l’INDM pour «leur altruisme et le courage dont ils ont fait preuve lors de l’accomplissement de leur noble mission au service du pays, et ce, en dépit des restrictions et des difficultés rencontrées». Il convient de rappeler, en effet, que l’ensemble des animateurs du dialogue ne perçoivent aucune indemnité de quelques parties qu’elles soient. M.Bensalah, a souligné et exprimé sa satisfaction «du climat de liberté et de transparence ayant
marqué le processus du dialogue», note le communiqué de la présidence de l’Etat, non sans rappeler l’engagement du président à «ne pas intervenir dans ce processus () du dialogue, qui a impliqué différentes parties de la société, notamment des représentants du monde politique, de la société civile et des militants associatifs, a abouti à une convergence de vues sur l’impératif de se diriger vers une élection présidentielle dans les plus brefs délais, en tant que seule solution pratique et démocratique à même de faire sortir le pays de la situation actuelle», a-t-il soutenu, ajoutant qu’elle est la solution tant réclamée à plusieurs occasions.
Le chef de l’Etat a salué, également, l’accompagnement et la valorisation de cette approche par l’institution militaire depuis le lancement de ce processus, et ce, à travers les allocutions du Général de Corps d’Armée, Ahmed Gaïd Salah, Vice-ministre de la Défense nationale, chef d’Etat-major de l’Armée nationale populaire (ANP).
Dans une conférence de presse, animée à l’issue de la rencontre avec le chef de l’Etat, a affirmé que «l’instance est parvenue, en peu de temps, dans la conjoncture actuelle que traverse le pays, à écouter, discuter et débattre avec 23 partis politiques, 5670 associations nationales et locales, des personnalités et des compétences nationales de différentes obédiences ainsi qu’avec des acteurs du mouvement populaire de différentes régions du pays qui ont accepté l’invitation de l’instance et répondu à l’appel de la patrie». Relevant que l’INDM «a pu convaincre la majorité qu’elle est un espace de coordination et d’écoute et non de négociation», M.Younes a affirmé que «fidèle à l’engagement de soumettre toutes les préoccupations soulevées, toutes les contributions et propositions ont été notées et rédigées avec sincérité et honnêteté dans le rapport remis au chef de l’Etat».
Enfin, Karim Younes a présenté ses remerciements à l’institution de l’Armée nationale populaire (ANP) et à son commandement pour avoir «accompagné et soutenu le processus du dialogue national».
Anissa Mesdouf