mercredi , 24 juillet 2019
<span style='text-decoration: underline;'>Réunion des ministres et la 1ère Foire commerciale intra-africaine </span>:<br><span style='color:red;'>Ce que les Africains doivent construire</span>
© D.R

Réunion des ministres et la 1ère Foire commerciale intra-africaine :
Ce que les Africains doivent construire

La Foire commerciale intra-africaine devrait être, estiment les observateurs, itinérante dans tout le Continent pour donner à tous les peuples africains l’opportunité de voir de visu ce que produit l’Afrique. En connectant les sociétés entre elles à travers cette manifestation, il est permis de penser que cela donnera un motif de fierté et donc d’énergie aux Africains.

Présente à la 7ème réunion des ministres du commerce de l’Union africaine, l’Algérie avance des arguments autrement plus convaincants à travers sa stratégie de développement des exportations hors-hydrocarbures. Couplé à un Salon de la production inter-africaine, le Commerce algérien avance ses pions dans un contexte continental en pleine nutation, poussé par une hausse du pouvoir d’achat de la population. Même si les échanges entre l’Algérie et le reste de l’Afrique sont actuellement limités à 3 milliards de dollars, l’ambition de se positionner en leader du Continent, n’est pas absente pour autant. Cela a transparu, hier, dans le discours du ministre du Commerce, Said Djellab, qui n’a pas manqué de souligner l’engagement de l’Algérie dans la concrétisation de tout projet visant la contribution effective dans le développement socio-économique de l’Afrique.
Le décor est ainsi planté et le ministre, visiblement boosté par les succès que remportent les produits algériens sur les marchés africains, s’est adressé à ses pairs en ces termes: «vous pouvez compter sur la délégation de mon pays qui est entièrement disposée à s’associer à tout consensus permettant la finalisation des instruments permettant la mise en pratique des textes fondateurs de la Zone de libre-échange africaine (ZLECAF)». L’engagement est ferme et l’assurance montrée par M.Djellab, traduit la volonté algérienne de donner un coup de pouce aux réunions des institutions de la ZLECAF. Relevant que ces rencontres «ont permis, certes, de réaliser des avancées considérables mais, plus important, de mettre le doigt sur ce qui nous sépare de l’atteinte des résultats escomptés», le ministre algérien n’a pas manqué de souligner les responsabilités de l’ensemble des pays africains. «Il est clair que nous sommes venus participer à cette réunion animés d’une volonté inébranlable à la mesure de l’intérêt porté par nos Chefs d’Etat et de Gouvernement à nos délibérations et à leurs attentes» a-t-il affirmé tout en soulignant l’aboutissement de la première phase du long processus des négociations «est à la portée des pays membres».
Il faut dire que la Zone de libre-échange africaine, à laquelle l’Algérie a adhéré, requiert une main d’œuvre qualifiée notamment dans le secteur industriel. Elle suppose également le renforcement des infrastructures de base comme les autoroutes. Mais en plus de cette infrastructure nécessaire pour le développement du commerce inter-africain, les participants à la rencontre du Caire, ont signalé l’impératif d’assouplir les procédures relatives à l’activité commerciale.
Pour ce faire, il faut donner une existence réelle à la ZLECAF. Ce qui a amené le ministre du Commerce à appeler à plus d’efforts pour finaliser les travaux sur les questions en suspens, particulièrement celles ayant trait aux règles d’origine et ce, compte tenu du fait de leur importance et de leur caractère primordial dans l’établissement de la ZLECAF, favorable à un échange préférentiel des biens et services entre les pays africains.
La Foire commerciale intra-africaine devrait être, estiment les observateurs, itinérante dans tout le Continent pour donner à tous les peuples africains l’opportunité de voir de visu ce que produit l’Afrique. En connectant les sociétés entre elles à travers cette manifestation, il est permis de penser que cela donnera un motif de fierté et donc d’énergie aux Africains.
Alger: Smaïl Daoudi