lundi , 17 décembre 2018

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Ce qui cloche chez-nous

Après que les propos catastrophistes sur la santé du président de la République, aient été démentis par l’actualité financières de ces derniers jours, montrant un redressement certain de la situation de la trésorerie nationale, les oiseaux de mauvais augure se devaient de trouver un autre discours, histoire de rester dans la danse et faire passer leur vœu pour réalité. Le stratagème est d’une simplicité désarmante. On triture le dernier rapport du FMI, on se débrouille quelques hauts responsables anonymes, on affirme détenir des informations personnelles, on analyse les propos des ministres, à la virgule près… Bref on utilise toutes les méthodes, foireuses en réalité, mais qui sonnent bien aux oreilles de l’opinion publique, pour corroborer les déclarations apocalyptiques de certaines ONG et autres «experts» . C’est la première étape. Mais avant d’en arriver à cet extrême, les communicateurs du chaos se sentent l’obligation de reconnaître que la situation s’est passablement améliorée ces derniers mois.
Mais cette reconnaissance des faits établis n’empêche pas de déblatérer encore sur le sujet. Et pour cause, il existe une seconde étape, celle de dire que même sortie de la zone rouge, l ‘économie nationale est structurellement chaotique. De fait, on convoque pour les besoins de la propagande les hauts responsables anonymes, les sources tout aussi anonymes et les «experts» qui motivent ce genre de propos. C’est simple en fait, il nous ait recommandé de croire la nécessité de l’endettement extérieur, histoire de nous faire douter de l’option du financement non conventionnel, lequel a montré son efficacité 11 mois après son adoptions par les pouvoirs exécutifs et législatifs du pays.
Qu’une institution internationale d’essence capitaliste, à l’image du FMI, le dit clairement ce serait dans l’ordre des choses. Elle représente des intérêts connus et l’on connaît ses objectifs. Mais que les hypothèses du chaos immédiat nous viennent de forces politiques nationales, fussent-elles dans l’opposition, il y a là comme quelque chose de terriblement déprimant. Et pour cause, lorsque des Algériens se voilent la face au point de croire à des discours destructeurs et en faire leur cheval de bataille, c’est que quelque chose cloche dans la pratique de la politique en Algérie…

Par Smaïl Daoudi