lundi , 21 octobre 2019
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© Ouest Tribune

Société :
Ces hommes qui ont passé l’Aïd loin de leurs familles

Si beaucoup de citoyens ont passé l’Aïd El Adha en famille, pour beaucoup d’autres ça n’a pas été le cas malheureusement. Passer cette fête religieuse loin de ses proches, est toujours douloureux. Mais des fois c’est les obligations qui obligent à l’instar des services de sécurité notamment les éléments de police de la protection civile et ceux de la gendarmerie nationale qui ont été mobilisés pour assurer la sécurité à Oran durant les 2 jours de cette fête religieuse.

En effet, toutes les unités de la protection civile étaient mobilisées pour intervenir en cas d’accident de la route, accident domestique afin de sauver des vies humaines. Dans quelques carrefours, des véhicules de police ont été aperçus pour que les citoyens puissent passer un Aïd dans le calme et la quiétude.
Par ailleurs, alors que les citoyens étaient en train de déguster la viande et se reposer après l’accomplissement du rite du sacrifice, des dizaines d’agents communaux étaient dans la rue pour l’enlèvement des grandes quantités de déchets générés après l’abattage des moutons.
Plusieurs bennes tasseuses étaient aperçues dans quelques quartiers. Une tâche difficile pour les éboueurs qui fourniront de grands efforts cette semaine pour venir à bout de tous les déchets, carcasses et peaux de moutons jetés dans les rues d’El-Bahia.
Par ailleurs, durant les deux jours de l’Aïd El Adha, Oran était une ville fantôme. Rues vides, une circulation très fluide. Comme beaucoup de citoyens ne se déplacent pas durant la première journée, plusieurs photos ont été reliées sur les réseaux sociaux montrant les rues du centre-ville vides.

Oran une ville fantôme

«C’est toujours comme ça durant l’Aïd El Adha, c’est calme, pas de klaxons pas d’encombrement de circulation ou nuisances sonores», nous dira un habitant du centre-ville.
D’autre part, l’Aïd El Adha était à son habitude cette année, une période favorable pour le travail des bouchers qui trouvent dans cette fête religieuse une occasion pour augmenter leur revenu. Tout simplement, ils vous découpent votre mouton moyennant une somme d’argent, très rentable, il n’y a pas de viande à vendre, mais seulement à découper. Cela, pour des prix qui vont de 1000 dinars à 2000 dinars pour le mouton, si ce n’est plus. Les citoyens se sont rués sur les bouchers dans l’après-midi.
Ils faisaient la queue chez ces derniers pour découper la viande. A cela, s’ajoutent des jeunes qui ont profité de cette fête religieuse pour travailler également. Des tables étaient installées dans les quartiers populaires où les jeunes offraient la possibilité de découper la viande à 1000 da. Certains d’eux ont terminé le travail jusqu’à une heure tardive de la nuit vu la demande. C’est très fatiguant, les douleurs au niveau des mains et des bras. Le prix du découpage varie selon l’âge du mouton et sa taille «nous dira un jeune».
Fethi Mohamed