dimanche , 26 janvier 2020

Chaos, laxisme et régression

Dans la commune côtière d’Aïn El Turck, aucun espace n’est épargné par l’activité illicite des «gardiens de parkings» autoproclamés qui imposent leur loi aux citoyens venus profiter d’une journée de plage et de soleil. Le journal Ouest Tribune rapportait hier, que de faux tickets de stationnement d’un montant de 500,00 DA étaient en libre circulation, utilisés en toute liberté et impunité par les pseudo-gardiens de parkings, installés le long des plages, notamment aux Andalouses. Les automobilistes qui se rendent à la plage, sont ainsi l’objet de racket et d’arnaque, de la part de cette faune de prédateurs qui se déclarent gardiens de parking. Selon le Maire d’El Ançor, interrogé par notre confrère, le droit de stationnement est fixé à 100 DA. Bien loin des 200 et 500 DA exigés par les porteurs de gourdins, menaçants et arrogants, qui squattent le moindre espace public, permettant un stationnement chaotique et anarchique. Des voitures stationnées sur les trottoirs ne semblent plus choquer le regard. Ce malheureux constat est à l’origine d’altercations fréquentes entre les automobilistes et les riverains, lassés et révoltés contre l’obstruction de l’entrée de leur garage ou de leur résidence par des véhicules en stationnement. Ces dérives et transgressions prennent des proportions énormes, durant la saison estivale, marquée on le sait, par un afflux de vacanciers, venant de toutes les wilayas du pays. Durant cette période et en l’absence de parkings automobiles contrôlés par l’APC et aménagés, les moindres ruelles, les moindres passages, longeant ou menant à la mer, à travers la commune d’Aïn El Turck, sont pris d’assaut dès le début de la matinée par une multitude de voitures de vacanciers, venus goûter aux plaisirs d’une journée en bord de mer. Bon nombre de riverains dénoncent cette situation de chaos, bien nuisible à leur cadre de vie et à l’environnement et se déclarent choqués de constater que souvent, certains «présumés vacanciers» transforment leurs véhicules en «bistrot à ciel ouvert», un lieu de beuverie ambulant, avec tous les désagréments causés au voisinage, dont la musique et les propos indécents. Il semble bien, que cette situation est depuis quelques temps entretenue et organisée par un véritable réseau mafieux, contrôlant tous les espaces publics, propices au gardiennage illicite. «Il y a des barons qui recrutent des jeunes désœuvrés, pour occuper tel ou tel endroit de stationnement… Ces jeunes payent une sorte de commission à des employeurs mafieux qui dès avant même le début de la saison estivale, se sont mis d’accord sur le partage des territoires». C’est là en tout cas, ce qu’une majorité de citoyens honnêtes dénonce et montre du doigt. Et quand un Maire, premier magistrat de la Commune concernée, affirme «ne rien savoir de cette situation qui, selon lui, ne relèverait pas de la responsabilité de l’APC», c’est bien la preuve, que le chaos, le laxisme et la régression, ont atteint un point de non retour, signant l’échec et l’absence de l’Etat…

Par S.Benali