lundi , 21 octobre 2019
<span style='text-decoration: underline;'>Cap Falcon</span>:<br><span style='color:red;'>Cinq harragas portés disparus</span>
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Cap Falcon:
Cinq harragas portés disparus

Trois décès non identifiés encore. Tel est le bilan macabre du naufrage de l’embarcation de fortune transportant 16 candidats à l’immigration clandestine.

Les victimes, d’un rêve irréalisable, sont âgées entre 30 et 35 ans. Elles ont perdu la vie à 5 miles nautiques du large de la plage de Cap Falcon, localité rattachée à la commune et Daïra de Ain El Türck. Cinq autres personnes, portées disparues, font l’objet d’intenses recherches lancées par les services de la Protection civile de la direction régionale de la wilaya d’Oran. Dans l’opération de sauvetage qu’ils ont menée, les éléments de la Protection civile ont réussi à sauver 8 autres personnes âgées entre 24 et 29 ans dont un Marocain et un autre non encore identifié. Pour les besoins de cette intervention hautement risquée, les sapeurs pompiers ont du mobiliser le gros de leurs moyens dont six Zodiacs pneumatiques, deux ambulances, 17 agents de différents grades et plusieurs plongeurs spécialisés dans la plongée sous-marine.
Le communiqué diffusé en fin de journée de mardi fait état des recherches des rescapés de cette énième tragédie qui se poursuit dans la mer. Elle est menée par 25 plongeurs venus, en renfort, un peu partout des wilayas limitrophes, de Mostaganem, Tlemcen, Sidi Bel Abbes, Relizane et Chlef.
Ladite opération est effectuée en collaboration avec les Gardes-côtes et les différents corps de sécurité membres de la cellule de crise mise en place à cet effet, la recherche des rescapés du naufrage. Les recherches sont, selon le document de la cellule de communication près la Protection civile de la wilaya d’Oran, supervisées par la personne du directeur de la Protection civile de la même wilaya, le Colonel Boughlaf Boualem. Véritable phénomène de société pour lequel il est plus qu’impératif que les spécialistes s’attablent et débattent de la problématique avec acuité.
Des jeunes et moins jeunes, des femmes, se livrent, sans recul, aux dents de la mer bravant ses longues vagues. Les bilans sont plus qu’inquiétants. Tout récemment, dix neuf candidats à l’émigration clandestine, tous Algériens, ont été interceptés mardi au Nord-ouest de Cap de l’Aiguille (Kristel), localité relevant de la commune de Gdyel, par des unités du groupement territorial des Garde-côtes d’Oran.
Ces harragas, qui avaient tenté l’aventure à bord d’un pneumatique avec moteur d’une puissance de 40 chevaux, ont été interceptés mardi à 9 miles au Nord-ouest de Cap de l’Aiguille par une patrouille des Garde-côtes. Les 19 candidats à l’émigration clandestine, tous majeurs, sont issus des wilayas d’Oran et de Mascara.
Les harragas, qui avaient pris leur départ à partir de la plage de Kristel, ont été remis, après les formalités d’usage, à la brigade de la Gendarmerie nationale de Gdyel qui les présentera devant la justice. in août, vingt-six harragas, candidats à l’émigration clandestine, ont été interceptés dans deux opérations distinctes au Nord-ouest de Cap Falcon, Aïn El Turck, par les unités du groupement territorial des Gardes-côtes d’Oran.
La première opération concerne 12 harragas, parmi eux 3 femmes et une mineure âgée de 9 ans, qui étaient à bord d’une embarcation de plaisance en polyester avec moteur. Ils ont été interceptés à 7 miles au Nord-ouest de Cap Falcon, dans la localité d’Aïn El Türck, à l’ouest de la wilaya d’Oran.
La deuxième opération a également mis en échec une tentative d’émigration clandestine d’un groupe de 14 candidats à bord d’une embarcation dotée d’un moteur. Ils ont été interceptés à 16 miles au nord de Cap Falcon par les Garde-côtes en patrouille en mer. Ces 26 candidats à l’émigration clandestine, ont été tous remis à la Gendarmerie nationale après les formalités d’usage.
Mohamed Aissaoui