lundi , 17 décembre 2018
<span style='text-decoration: underline;'>Le partenariat Algéro-saoudien boosté par la visite de Mohamed Ben Salman </span>:<br><span style='color:red;'>Cinq projets inaugurés et des perspectives intéressantes</span>
© D.R

Le partenariat Algéro-saoudien boosté par la visite de Mohamed Ben Salman :
Cinq projets inaugurés et des perspectives intéressantes

Youcef Yousfi a annoncé, comme prélude à une coopération fructueuse, 12 projets d’un montant de 14 milliards de Da et ce dans les domaines des produits chimiques, du bâtiment, de l’industrie alimentaire et de la sidérurgie.

La visite du Prince héritier d’Arabie Saoudite, Mohamed Ben Salmane, s’est poursuivie, hier, dans son volet politique par des discussions entre les responsables algériens et leurs homologues saoudiens sur les questions d’intérêt commun. Il est aisé de deviner que les dossiers les plus sensibles ont été abordés, notamment la question du Yémen et le froid qui sévit entre l’Arabie Saoudite et l’Iran. Sur ces deux questions, l’Algérie qui a déjà eu un rôle positif dans un passé récent, garde toute sa force de persuasion, étant donné que la diplomatie algérienne s’est toujours distinguée par une grande efficacité, tant au plan politique qu’économique. Il est entendu que sur le volet économique, la question des cours de pétrole ont certainement dominé les discussions. Il y a lieu de rappeler que l’idée même d’une rencontre Opep-Non Opep est une réalisation prioritairement algérienne.
Sur le plan bilatéral, les opérateurs économiques des deux pays ont procédé à l’inauguration de 5 projets dont la mise en service est prévue pour début 2019. Ces projets concernent la chimie minérale, le traitement des minéraux et l’industrie des produits chlorés, de l’hydroxyde de sodium ou la soude caustique et la soude destinée à la purification de l’eau par la société saoudienne «Adwan Chemicals». Il s’agit également du projet d’industrie pharmaceutique confié à la société saoudienne «Tabuk Pharmaceuticals» avec une capacité de production de 10 millions d’unités.
Dans le Pipe, ont signalera l’inauguration d’un projet de fabrication du papier hygiénique par la société saoudienne «Paper mill», d’une capacité de production de 30.000 tonnes pour un coût de 20 millions de dollars. Cela en sus d’une usine de production du jus dans la wilaya de Blida par «Aujan Groupe Holding (AGH)».
Ces cinq projets pourraient être l’entame d’une coopération plus dense entre les deux pays. En tout cas, le ministre de l’Industrie et des Mines, Youcef Yousfi, ne désespère pas de voir les investissements saoudiens s’intensifier en Algérie et refléter les aspirations du président de la République, Abdelaziz Bouteflika et du Prince héritier saoudien, l’Emir Mohammed Ben Salmane. Et M.Yousfi d’annoncer, comme prélude à une coopération fructueuse, 12 projets d’un montant de 14 milliards de Da et ce dans les domaines des produits chimiques, du bâtiment, de l’industrie alimentaire et de la sidérurgie. Les deux parties ont convenu d’examiner les possibilités de coopération et de réalisation de grands projets dans de nombreux domaines notamment l’industrie chimique.
Cela au plan de l’investissement, sur le volet commercial des relations qu’on voudrait plus dense, côté algérien, l’on notera la détermination des ministres du Commerce des deux pays d’organiser une Foire des produits algériens au Royaume d’Arabie Saoudite au premier semestre 2019. Le communiqué commun algéro-saoudien qui a sanctionné la réunion des deux ministres, signale que la Foire en question verra la participation d’un nombre important d’hommes d’affaires algériens et de leurs homologues saoudiens, en sus des entreprises exposantes, selon la même source. De grandes retrouvailles en perspective, ce qui annonce une accélération substantielle du partenariat entre l’Algérie et l’Arabie Saoudite.
Le ministre saoudien s’est félicité, pour sa part, «de la croissance économique accélérée et de la dynamique actuelle du commerce extérieur», affirmant qu’«il suit de près les différentes participations et les expositions organisées par l’Algérie à l’étranger».
Il a mis en valeur le produit algérien qui «est bien placé sur les marchés mondiaux», non sans afficher l’intérêt de son pays pour les marchés africains, auxquels «il est difficile d’accéder sans des investissements solides en Algérie, laquelle a réussi à s’adjuger un rôle central au sein du marché africain et d’établir des ponts économiques solides avec les pays du continent». En fait, la visite du prince héritier, à défaut de présenter un projet spectaculaire, a ouvert une piste très intéressante pour l’économie algérienne qui voit s’offrir un marché solvable de 29 millions de consommateurs.
Alger: Smaïl Daoudi

A cause d’une «grippe aigue» 

Le Président Bouteflika n’a pu recevoir le Prince héritier d’Arabie Saoudite 

Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, n’a pu recevoir, comme prévu, le Prince héritier d’Arabie Saoudite, Mohamed Ben Salmane, en visite de travail en Algérie, à cause d’une «grippe aigue», indique lundi la présidence de la République dans un communiqué. «Alité du fait d’une grippe aigue, Son excellence Monsieur le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, n’a pu recevoir comme prévu le Prince héritier d’Arabie Saoudite, Son excellence Mohamed Ben Salmane, en visite de travail en Algérie», précise la même source. «Devant cet empêchement, l’illustre invité a formulé ses meilleurs vœux de prompt rétablissement pour le chef de l’Etat», ajoute le communiqué.