lundi , 22 juillet 2019
<span style='text-decoration: underline;'>Trafic international de stupéfiants</span>:<br><span style='color:red;'>Cinquième report de l’affaire des 1 332 kg de kif saisis dans une ferme à Remchi</span>

Trafic international de stupéfiants:
Cinquième report de l’affaire des 1 332 kg de kif saisis dans une ferme à Remchi

Hier encore, le tribunal criminel de la cour d’Oran a reporté l’affaire des 1 332 kg de kif saisis au niveau d’une maison se trouvant dans une ferme à proximité de la ville de Remchi.

Les mis en cause n’ont pas caché leur mécontentement en tentant d’expliquer leur désarroi, «  votre Honneur, on veut être jugé ». Mais la présidente de l’audience venait de donner sa décision, le report de l’affaire pour absence d’un des mis en cause qui se trouvait sous contrôle judiciaire, et l’absence d’un témoin.
Une explication qui créera du remous chez le parterre des avocats présents. En effet, on saura que certains détenus au moment de leur arrestation venaient à peine de sortir de l’adolescence, 19 ans, et voilà qu’ils ont dépassé la vingtaine. De quoi les faire sortir de leurs gongs. Les faits de cette affaire remontent au 21 avril 2014, des informations arriveront aux éléments sécuritaires sur une importante quantité de kif qui est entreposée dans une maison abandonnée à proximité de la ville de Remchi. La perquisition opérée au niveau de ce lieu permettra aux policiers de saisir la quantité de kif citée plus haut. Par ailleurs, d’autres informations parviendront à ces éléments sécuritaires, expliquant que le dénommé Gh.B. a été menacé de mort, ces menaces ont une relation directe avec ce trafic de stupéfiants.
Entendu, ce dernier expliquera que c’est le dénommé Gh.H. qui l’a menacé après l’avoir interrogé sur des effets lui appartenant qu’il avait caché au niveau de cette ferme, sans pour autant lui préciser de quoi il s’agissait, ajoutant que même le père de Gh.H. l’avait menacé « lui lançant qu’on peut tuer facilement » . Ayant senti que quelques chose de pas légal se passait au niveau de cette ferme, le dénommé Gh.B. s’est déplacé au niveau de cette ferme avec son ami H.I. et a trouvé la porte de cette maison fermée. Arrêté et confronté à la saisie des 1 332 kg de kif, Gh.B. niera ce fait et expliquera qu’il a été menacé car les trafiquants ont pensé qu’il leur a volé des stupéfiants. Quant à H.I., entendu par la police, il leur dira qu’effectivement il a accompagné son ami au niveau de cette ferme et que ce dernier lui avait confié que Gh.H  l’avait menacé à propos de 40 quintaux de kif qu’il avait caché dans cette ferme et dont 25 kg avaient été volés. La fouille de la maison de Gh.H. ne donnera rien après que ce dernier ait pris la fuite. Par ailleurs, l’interrogatoire de Gh.S., permettra aux éléments sécuritaires de déterminer que tous les membres de la famille trempaient dans ce trafic. Son deuxième fils Gh.A., est lui aussi arrêté suite aux investigations. Interrogé, et après avoir nié, il passera aux aveux disant qu’il a aidé son frère en fuite dans ce trafic, de même qu’il donnera les noms de leurs complices dans ce trafic, ces derniers et suite aux investigations seront arrêtés un à un. Un des principaux complices de Gh.H dira que le kif a été chargé par lui et les deux frères à bord d’une Audi conduite par Gh.H  et qu’une autre voiture, une Renault 21, conduite par Gh.A.,  et ce principal complice leur ouvrait la route. Mais une panne surviendra au niveau de l’Audi, ce qui les poussera à rebrousser chemin et cacher ce kif dans cette maison délabrée. Des déclarations qui seront reprises par d’autres complices arrêtés suite à l’enquête, mais ces derniers tenteront de minimiser leur rôle en jurant qu’ils n’ont fait que sécuriser la route pour le transport de cette marchandise prohibée. Comme il importe de signaler que la majorité des éléments de ce réseau sont des proches ou   voisins. De même que certains des mis en cause affirmeront qu’ils ont activé avec le principal accusé se trouvant en fuite, dans la contrebande du carburant avant qu’il ne verse dans le trafic des stupéfiants. D’un autre côté, il importe de souligner aussi que parmi les mis en cause cités, certains sont incarcérés au niveau de la maison d’arrêt de serkadji pour des affaires similaires.
F.Abdelkrim