dimanche , 26 janvier 2020
<span style='text-decoration: underline;'>Mostaganem</span>:<br><span style='color:red;'>Colloque national sur le 459ème anniversaire de la bataille de Mazagran</span>

Mostaganem:
Colloque national sur le 459ème anniversaire de la bataille de Mazagran

Le commissariat du festival national du chiir El Malhoun dédié à Sidi Lakhdar, prépare un colloque national sur la bataille de Mazagran survenue le 26 août 1858 entre l’armée turque appuyée par des moudjahiddines de Mostaganem et de sa région guidés par des cheikhs de Zaouias et les envahisseurs espagnols dirigés par le comte d’Alcaudette.

Sidi Lakhdar alors général de cavalerie turque (Bacha Khaiala), avait participé à cette bataille au cours de laquelle onze mille soldats espagnols dont le comte d’Alcaudette ont été tués.
Une humiliante défaite qui enlève à l’Espagnol toute ambition d’occuper Mostaganem. Ainsi, lesdit colloque se tiendra entre le vingt et vingt deux du mois courant, période du déroulement du festival national du chiir El Melhoun. Des professeurs d’universités animeront des conférences pour faire revivre cette partie de l’histoire, même du point religieux. Pour l’histoire, après la chute de grenade (Andalousie) en 1492, l’église d’Espagne visait l’occupation du littoral maghrébin et la fin des activités maritimes des musulmans en méditerranée. Ainsi, dès 1505, les Espagnols occupèrent successivement Mers EL Kébir –Oran, les régions d’Alger, Jijel, Bejaia et Tlemcen. Charles Le Quint se prenait pour le maître du monde. Il rêvait d’une monarchie universelle. Il entreprit une croisade contre l’islam en Occident musulman (Maghreb-arabe). Son fils Philippe, mena lui aussi une politique de grandeur et de guerre. Il projetait une hégémonie territoriale autour de la méditerranée. Ainsi, il fit constituer une armée de moines corsaires par des ordres religieux animés par une fièvre anti musulmane. Cependant, les Algériens à leurs têtes des cheikhs de zaouias bien écoutés, tel Sidi Ahmed Ben Youcef de Miliana (Ain Defla), font appel aux frères Barberousse et Kheireddine, des Turcs aguerris dans la guerre maritime. Ainsi, une flotte marine fut constituée et deviendra maître de la méditerranée pendant près des trois siècles. Les moudjahidines, dirigés par des cheikhs de Zaouias et les Turcs, parviennent à libérer les villes algériennes occupées par les Espagnols. Ainsi, ledit colloque saura, espérons-le, apporter de nouveaux éclairages à cette partie de l’histoire de notre pays.

Charef.N