vendredi , 23 août 2019
<span style='text-decoration: underline;'>ORAN / Fruits et légumes </span>:<br><span style='color:red;'>Comment gérer la surproduction ?</span>

ORAN / Fruits et légumes :
Comment gérer la surproduction ?

Durant l’été, de grandes quantités de fruits et légumes sont acheminées vers les marchés de gros, ce qui se répercute sur les prix, des prix qui sont en baisse actuellement.

En effet, la tomate est cédée à 30Da et pour les fruits, c’est entre 100 et 170 Da, notamment pour la pêche. Mais malheureusement, toute cette production n’est pas consommée, comme cela a été le cas pour l’orange, ces derniers mois, lorsque les agriculteurs ont trouvé d’énormes difficultés à commercialiser le fruit à cause de la grande offre sur le marché. Le ministre du commerce, Said Djellab, lors de sa dernière visite à Oran, a abordé cette question : «Alors qu’auparavant, on parlait de pénurie, maintenant il y’a une surproduction, il faut savoir gérer cette situation », dira t-il lors de sa visite au marché de gros.
Le directeur du marché a clairement affirmé que de grandes quantités de fruits et légumes ne trouvent pas acheteur quotidiennement, une partie est destinée aux actions caritatives. Le ministre a proposé d’acheminer ces légumes et fruits vers le Sud du pays, «il faut voir avec les wilayas du Sud, et on vous aidera pour le transport », dira le Ministre. Parmi les alternatives, figurent également la transformation grâce à la réalisation de conserveries pour absorber cette surproduction. Le ministre a proposé également d’envisager l’exportation de cette surproduction. Notons que l’Algérie assure plus de 70% de son alimentation par la production nationale, et le défi consiste à cibler les filières stratégiques pour faire face aux besoins alimentaires de base de la population, réduire les importations et relancer les exportations.
Les réformes engagées par le ministère de l’agriculture durant les deux dernières décennies, dans le cadre des différents programmes quinquennaux de relance de la croissance économique, ont permis au secteur de réaliser des résultats très encourageants. La production des céréales est passée de 9,3 millions de quintaux (Mq) en 2000 à 34,3 Mq en 2016, en hausse de 268%.
La production nationale en blé dur est passée de 4,86 Mq à 19,3 Mq (+298%), alors que celle du blé tendre a enregistré une hausse de 83% en passant de 2,7 Mq à 5,02 Mq. S’agissant de la tomate destinée à la transformation industrielle, sa production est passée de 4,7 Mq à 12,3 Mq (+160%), tandis que pour le maraîchage, sa production est passée de 33,08 Mq à 131,03 Mq. Quant à la pomme de terre, sa production est passée de 12,07 Mq à 47,8 Mq entre les deux périodes de comparaison, alors que les dattes ont enregistré une hausse de 182% en passant de 3,6 Mq à 10,2 Mq.
Fethi Mohamed