mercredi , 18 juillet 2018

«Conflits et querelles de clans»

La daïra d’Ain El Turck, avec son littoral marin aux atouts exceptionnels, reste à l’évidence, au cœur des priorités du premier responsable de la Wilaya qui ne ménage aucun effort, pour mettre un terme au laxisme et à la morosité ambiante, qui pénalise cette zone touristique depuis des décennies. Après l’achèvement du projet de route de la Corniche supérieure, le lancement de la liaison maritime entre le port d’Oran et Ain El Turck, l’aménagement et l’embellissement en cours, de l’autoroute menant au complexe des Andalouses et bien d’autres opérations inscrites au projet d’amélioration urbaine de ces communes à vocation touristique, on pouvait enfin espérer un éventuel «déclic» dans la dynamique locale de promotion, de l’image de marque et de gestion saine des affaires locales à travers ces collectivités. La récente visite d’inspection des chantiers en cours, effectuée par le Wali, le long de la Corniche oranaise, a permis aux observateurs de cerner et d’apprécier les efforts, engagés par l’Etat et les autorités locales, en termes de projets et d’opération lancées pour répondre aux attentes et aux préoccupations des citoyens oranais. Un urbaniste de renom, enseignant à l’université d’Oran, nous expliquait que: «Pour une fois, le pouvoir local a su engager une démarche globale d’urbanisation, permettant d’intégrer harmonieusement plusieurs zones, jusqu’ici cloisonnées et marginalisées…Le prolongement de l’autoroute pénétrante au port d’Oran vers la pêcherie, l’aménagement du site de la pêcherie, avec accès prévu au sommet du Murdjadjo, mitoyen à la Calère et Sidi El Houari et situé juste à la sortie ouest vers la Corniche, semblent constituer un projet urbain intégré et cohérent, permettant de réconcilier la ville avec sa mer..».Mais on sait, malheureusement, qu’il ne s’agit pas seulement de construire et d’aménager des lieux et des sites pour espérer créer une dynamique sociale, culturelle, économique et touristique, digne des objectifs et des ambitions collectives. Encore faut-il, que les acteurs concernés, en premier lieu les élus locaux, soient capables de réunir toutes les conditions utiles et nécessaires, à l’animation de la vie collective dans un cadre et un environnement agréables. Il se trouve qu’un grand nombre d’entre eux, n’ont ni la compétence, ni même la mentalité requise, pour faire face à ce défi. Dimanche dernier, les membres de l’APC d’Aïn El Turck, réunis en assemblée ordinaire, se sont donné en spectacle, en usant d’un langage riche en grossièretés et en violence verbale, pour s’opposer au maire en poste et exiger son départ. En la matière, il semble bien que c’est l’APC d’Ain El Turck qui détient le record national du nombre de «conflits internes» et de «querelles de clans», pénalisant à chaque mandat, la gestion et le suivi des affaires locales.

Par S.Benali