jeudi , 14 novembre 2019

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Consommons algérien

Le travail de fourmi entrepris par plusieurs ministres qui se sont succédé à la tête de l’industrie nationale, a porté ses fruits que cueille, actuellement l’ensemble des opérateurs économiques nationaux. Cela dit, indépendamment de la question de qui a fait quoi, ici il y a lieu de noter que la filière mécanique en Algérie prend un essor tout a fait exemplaire. Tous les segments de cette industrie sont pris en charge à travers des partenariats très bénéfiques à l’Algérie. Tous les projets dans les véhicules légers et lourds et le quatre fois quatre, le matériel agricole et des travaux publics, constituent une réelle relance du tissu industriel national. D’autres filières ont également bénéficié de cet effort remarquable, faut-il le relever.
Le succès de la démarche initiée par le gouvernement, tient sans doute au respect de la règle des 51/49. Cela a permis aux entreprises algériennes de construire de solides partenariats avec des leaders mondiaux. Les négociations, à l’image du projet Renault, Volkswagen, Hyundai et autres, n’ont pas été de tout repos. Mais l’exigence de l’Algérie de construire un vrai tissu industriel avec un taux d’intégration appréciable, a fini par s’imposer aux partenaires comme une donne incontournable dans tout processus de coopération industrielle avec l’Algérie.
C’est là une grande victoire qui se confirme de jour en jour et les derniers succès sont là pour l’attester.
La liste des entreprises étrangères, parmi les plus prestigieuses au monde, désireuses de lier des partenariats avec leurs homologues algériennes, est encore ouverte. On ne va dire que ça se bouscule au portillon, mais la tendance est en faveur d’un développement continu du partenariat dans de nombreux domaines. Les Algériens auront l’occasion d’apprécier ce bond appréciable à l’occasion de la foire de la production nationale qui ouvrira demain ses portes au public.
L’agroalimentaire, l’électronique, l’électroménager qui sont déjà à un niveau de développement remarquable, ont aussi besoin d’un coup de pouce pour s’imposer sur le marché international. Le secteur privé qui domine dans cette filière, pourrait très bien s’inspirer du travail accompli par le ministère de l’Industrie. Un seul vœu, consommons donc algérien.

Par Smaïl Daoudi