dimanche , 24 septembre 2017
<span style='text-decoration: underline;'>Pour atteinte au patrimoine culturel et profanation de tombes </span>:<br><span style='color:red;'>Des citoyens estent en justice l’APC</span>
© D.R / Illustration

Pour atteinte au patrimoine culturel et profanation de tombes :
Des citoyens estent en justice l’APC

Suite à la réunion tenue le sept du mois courant, (voir article), paru dans notre édition de lundi dernier, de nouveau, une cinquantaine de représentants de familles mostaganémoises, se sont réunies, avant-hier, après la prière d’El Asr au Maquam du Ouali Allah Salah, Sidi Abdelkader El Djilali, qui surplombe le faubourg central et populaire de Tigditt, (Mostaganem).

Il est à relever, que les dits représentants de familles Mostaganem, se sont donnés rendez-vous, pour discuter des mesures à prendre, suite au massacre gravissime, commis audit maquam qui existe depuis des siècles, par les médiocres et condamnables travaux d’aménagement, (restauration), qui n’obéissent à aucune norme. En effet, sans permis de construire, et sans avoir l’aval de la direction de la Culture, ainsi que des services de l’urbanisme de la commune, et en l’absence d’une étude, l’APC a fait entreprendre, par une entreprise privée, les travaux de sape. Ainsi, des tombes ont été profanées et recouvertes de béton. Selon certains, des restes de squelettes ont été transférés ailleurs.
La coupole a aussi subi un préjudice, la beauté qu’elle offrait a disparu, les murs construits, avec des matériaux remontant à des siècles, ont été soit détruits et remplacés par des parkings, soit recouverts de ciment. A rappeler, que les travaux ont été arrêtés il y a quelques jours par la police judiciaire et de l’environnement, suite à l’alerte donnée par des Mostaganèmois, notamment ceux ayant des parents, enterrés audit maquam.
Alors, après discussions, l’assistance a condamné l’acte, d’atteinte au patrimoine culturel et de profanation de tombes, et a décidé à l’unanimité, de déposer à partir de ce dimanche, une plainte pour les faits sus- cités, auprès du procureur de la République. A cet effet, une dizaine de personnes ayant des parents enterrés audit maquam et dont les tombes ont disparu, formeront un comité, qui se chargera du dépôt de plainte et se constituera partie civile.
Benaichouba Harrag, membre de l’APC, qui faisait partie de l’assistance, a déclaré, que l’entreprise recrutée, pour mener les travaux d’aménagement est de Béchar, et a assuré ignorer tout de cette affaire, et qu’il ne l’a appris, que suite à des informations qui ressortent de la première réunion de l’APC de Mostaganem. A préciser, que les épitaphes en marbre, dont certaines remontent à des siècles ont disparu. Quand l’assemblée a pris fin, presque toutes les personnes ont quitté les lieux, le président de l’APC a surgi spontanément, et a dit à quelques uns qui se trouvaient devant le maquam, « qu’étant fils de zaouia, mon but n’est que de protéger les mausolées des mauvais actes et de les réaménager. Un budget est dégagé pour cela par l’APC ». Il ajouta, que « si des tombes ont disparu, les concernés peuvent désigner leur endroit pour les mettre en valeur ». Affaire à suivre…

Charef.N