dimanche , 15 décembre 2019
Des communes côtières délabrées…

Des communes côtières délabrées…

Dans un article sur la commune côtière d’El Ançor paru la semaine dernière, notre confrère à Ouest Tribune, a judicieusement décrit et pointé du doigt le terrible paradoxe de cette collectivité locale minée par le chômage et la pauvreté, alors qu’elle dispose d’une fabuleuse richesse naturelle, d’un potentiel touristique et d’atouts rarement disponibles à travers les communes du pays. Et pourtant, El Ançor, avec sa grande baie méditerranéenne et la montagne qui la surplombe, reste classée au triste registre des Communes délabrées, sans perspectives économiques, sérieuses et sans réelle vision ni stratégie de développement local pouvant mettre fin à la régression. Avec des bidonvilles à perte de vue et un taux de chômage effarant, la ville, écrit notre confrère, est devenue «un mouroir pour des marginaux». Comment pouvait-il en être autrement quand on regarde le parcours et l’évolution de cette ancienne bourgade côtière jadis réputée et prisée par les vacanciers venant même de l’étranger. Depuis des décennies, cette Commune, comme bien d’autres, a été gravement pénalisée par le laxisme et l’incompétence d’un grand nombre d’acteurs successivement installés aux commandes de la gestion municipale par la grâce d’un système ouvert à la prédation et à l’opportunisme indécent. Évoquant les grandes inepties commises dans la gestion des affaires communales, notre confrère rappelle à juste titre, la dernière en date, à savoir la réalisation de ce Centre d’enfouissement technique «pour enterrer les ordures, en plein milieu d’un site touristique, à moins de 100 mètres de la plage des Andalouses». Des dizaines de camions de ramassage de déchets, venant des autres communes, doivent ainsi traverser tout le centre-ville d’El Ançor pour accéder au centre. Ce qui est loin d’être attractif pour les vacanciers et les touristes qui ont déserté les lieux depuis longtemps. Une situation que déplorent les habitants d’El Ançor, lassés et dépités par le sort de leur commune livrée aux paradoxes et aux profonds dysfonctionnements. Pourquoi, s’interrogent les observateurs de cette arène locale, la Commune d’El Ançor cumule encore les retards et les déficits malgré tous les investissements réalisés notamment dans le secteur de l’hôtellerie et de la restauration. Les complexes dits touristiques, avec parfois piscines et centre de thalasso, les Hôtels, restaurants et autres lieux de récréation qui ont poussé comme des champignons dans cette région du littoral, n’ont eu en réalité aucun impact positif et conséquent sur les finances et l’économie réelle de la Commune. Ce genre de créneau d’activité, mal cerné et mal contrôlé, n’enrichit en fait, que les propriétaires et attire chaque année de plus en plus de citoyens en quête d’emploi et de logement. Ainsi que de nombreux candidats et candidates, aux «affaires juteuses et illicites»…

Par S.Benali