jeudi , 2 avril 2020

Des espaces urbains livrés à la décadence et la régression

Dans la Commune d’Ain El Türk, les locataires de la cité des 350 logements sociaux construite à côté du site des ex-galeries algériennes, dont le bâtiment a été, il y a longtemps, partiellement démoli par un incendie et cédé à un opérateur privé, ne cessent d’interpeller les autorités locales sur leurs conditions de vie collective dégradées depuis l’occupation du terrain mitoyen par plus d’une centaine de mansardes illicites. Un bidonville, connu sous le nom de «La Foire», érigé sur cette grande assiette foncière, il y a prés de dix ans, avec, semble-t-il, l’indifférence et le silence complice de certains acteurs locaux installés dans les sphères de gestion municipales.
Jeudi dernier, un confrère de la presse locale rappelait très justement que ce bidonville, installé sur le tissu urbain de la Commune, était devenue une plaie hideuse, source de fléaux et de désagréments pour les habitants riverains, dont les 350 familles occupant des logements dans la cité mitoyenne. Un véritable «coupe-gorge, indiquent des témoins qui se demandent pourquoi les pouvoirs publics ne font à ce jour, aucun geste permettant d’espérer une prochaine éventuelle solution.
Le propriétaire bénéficiaire de cette assiette foncière pour un projet d’investissement, a pourtant esté en justice en 2010 les occupants du site, à peine une dizaine à l’époque, afin de récupérer son bien. Mais en vain. Bien au contraire, les constructions en tôle et en parpaing se sont multipliées, rendant impossible toute expulsion et démolition.
Et les 108 familles recensées, indique notre confrère, attendent encore un éventuel relogement. Sans entrer dans le débat sur la «légitimité sociale» des occupations des espaces urbains ou périurbains par des constructions sauvages et illicites, on peut toutefois s’interroger sur cette indéniable fuite des responsabilités observée ici et là face à des situations qui méritent pourtant une solution urgente, permettant de redorer l’image et le blason d’une Commune à vocation touristique , livrée malheureusement à la décadence et la régression.
Par S.Benali