lundi , 21 octobre 2019
<span style='text-decoration: underline;'>Bilan de la DGSN des marches de vendredi</span>:<br><span style='color:red;'>Des étrangers interpellés et un groupe terroriste arrêté</span>

Bilan de la DGSN des marches de vendredi:
Des étrangers interpellés et un groupe terroriste arrêté

Le huitième vendredi de manifestations a connu beaucoup de développements qui suscitent des craintes, à en croire la multitude de communiqués de la DGSN, diffusés tout au long de la journée.

Le cas le plus dangereux est l’arrestation d’un groupe terroriste et l’interpellation d’une bande d’étrangers qui incitaient les jeunes à recourir à des formes d’expression radicales, précise la DGSN.
Le groupe terroriste arrêté par les services de sécurité est lourdement armé, selon la même source, qui précise qu’il projetait de commettre des attentats contre les manifestants.
«Les services de police qui avaient comme mission de préserver ces personnes vulnérables, ont eu également à déjouer des projets criminels d’envergure, tels que l’arrestation d’un groupe de terroristes fortement pourvus en armes et munitions qui planifiaient de commettre des exactions contre les citoyens, profitant de la densité humaine générée par la mobilisation», précise la DGSN dans son communiqué rendu public vendredi dernier.
Un détail encore plus troublant est le fait que le groupe terroriste possède des armes utilisées dans des crimes commis contre des membres des services de sécurité durant la décennie noire.
Pour ce qui est d’un groupe d’étrangers interpelés ces derniers jours, la DGSN a précisé qu’il s’agirait de groupes dont les desseins est d’inciter les manifestants à commettre des actes de violences et de diffuser des fausses informations, images et vidéos sur les médias et réseaux sociaux.
«Durant ces semaines, des étrangers venus spécialement pour attiser les tensions et pousser les jeunes à recourir à des formes d’expression radicales, en vue d’exploiter leurs images via les médias et sur les réseaux sociaux, ont été identifiés et interpellés et leurs desseins dévoilés. Certains ont même été arrêtés en possession d’équipements sensibles, de substances psychotropes à effet hallucinogène, en quantités importantes et qui agissaient en réseaux et sur des points ciblés», précise la même source.
Dans un cadre lié, l’institution de police fait état d’arrestations de délinquants et autres malintentionnés qui étaient parmi les manifestants.
«La DGSN a relevé que «pendant toutes les semaines, et chaque jour, des délinquants et autres malintentionnés, ont été interpellés parmi les manifestants, dont certains tentaient d’écouler leurs marchandises prohibées, dérober les biens des citoyens, voire les harceler ou les agresser», faisant état également «de foules nombreuses, constituées d’enfants innocents ainsi que d’écoliers, de vieilles personnes fragiles, voire même handicapées». «Certains instigateurs aux desseins machiavéliques n’avaient d’objectif que celui de jeter des enfants dans le feu de l’action, au détriment de leurs droits fondamentaux, en interrompant leur scolarisation et en les exposant aux dangers pouvant découler de telles situations», regrette la DGSN.

83 policiers blessés et 180 individus interpellés à Alger

Au cours de la journée de vendredi ayant connu des escarmouches, 83 policiers blessés et 180 individus interpellés au niveau de la capitale, a affirmé la DGSN.
Un premier bilan fait état de vingt-sept (27) policiers qui avaient été blessés dont 04 se trouvent dans un état grave suite à des agressions perpétrées par des délinquants.
La DGSN a affirmé dans ce sillage que les policiers blessés ont été attaqués par des jets de pierres et d’objets tranchants par des délinquants au niveau du Boulevard Mohamed V et Alger-Centre», ajoutant que «plusieurs véhicules de la DGSN ont été saccagés». «Les services de police qui détiennent des images et des vidéos poursuivent leur enquête afin d’identifier les autres personnes impliquées dans ces actes et les présenter aux autorités judiciaires», a souligné la DGSN.
Accusé d’avoir tiré des bombes lacrymogènes sur les manifestants au niveau du tunnel de la faculté à Alger, la DGSN a nié ces informations rapportées notamment par la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’Homme (LADDH).
Ainsi, la DGSN a catégoriquement démenti les informations relayées par certains médias, citant la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’Homme (LADDH), au sujet du recours des éléments de la sûreté au gaz lacrymogène au niveau du tunnel de la faculté à Alger. La DGSN a affirmé que la «formation et le professionnalisme des éléments de la sûreté leur permet d’avoir un contrôle parfait des moyens légaux de maintien de l’ordre», ajoutant que les éléments de la sûreté n’ont, ni par la passé ni à l’avenir, eu recours à l’utilisation du gaz lacrymogène dans de pareils espaces confinés.
«Les forces de la police ont fait barrage à un groupe de manifestants ayant subitement adopté un comportement agressif au niveau du tunnel de la faculté en recourant à des fumigènes et des pétards», a fait savoir la même source, relevant qu’un autre groupe de manifestants a, par vengeance, mis le feu à un véhicule de police et saccagé des voitures appartenant à des particuliers.

La DGSN se conforme aux missions régaliennes

Pour ce qui est de la gestion des manifestations de plus en plus grandioses, la DGSN a indiqué que les services de sécurité gèrent le mouvement populaire en se référant à ses missions régaliennes et dans le cadre du respect des droits de l’Homme.
«Depuis le début de la mobilisation populaire à laquelle ont pris part toutes les catégories de la société, y compris la classe politique et le mouvement associatif, toutes tendances et idéologies confondues, pour exprimer leurs aspirations, consacrées par la Constitution, la Sûreté nationale, en tant qu’institution républicaine et citoyenne, s’est conformée rigoureusement à ses missions régaliennes», assure la DGSN.
La même source a affirmé «veiller à ce que ces évènements se déroulent dans le respect des droits de l’homme, sans distinction aucune, en assumant la tâche combien difficile, de préserver l’intégrité physique et morale des manifestants avec de grands risques de débordements, mettant en danger leurs vies et celles de leurs familles». En ce sens, les forces de police engagées à tous les niveaux, ont aussi œuvré pour que la gestion de ces foules soit menée de manière à assurer la sécurité des personnes et des biens, tout en veillant à ce que le service public continue à assumer ses missions normalement dans l’intérêt général, notamment celui du citoyen, quelle que soit sa position ou ses besoins. La DGSN a affirmé qu’il s’agit d’une gestion professionnelle des marches depuis le début du mouvement populaire.
«Cette gestion, dont tout le monde a salué le professionnalisme et l’habilité, depuis le début des événements, à l’intérieur du pays, comme à l’étranger, n’est cependant pas le fruit d’un simple hasard».
La même source a indiqué qu’«un travail de fond et en surface, a été mené pour préserver le citoyen, ses biens et intérêts contre des menées malveillantes qui ont, sans cesse, tenté au profit des ennemis du peuple, de faire déraper la manifestation pacifique, vers la violence et le désordre, en vue de semer le chaos et la confusion».
La même source a regretté que malgré les efforts consentis par les services de police pour fluidifier la voie publique, «de nombreux usagers continuent à se plaindre des conditions de circulation et de mouvement, après que des attroupements permanents et irresponsables ont obstrué leurs voies de communication et dégradé leurs conditions de vie normale, affectant leurs commerces, leur tranquillité et leurs occupations». En outre, sur les réseaux sociaux, les débats citoyens sont «intoxiqués par les manipulateurs de l’extrémisme idéologique et les enrôleurs des réseaux du terrorisme transnational, en quête de nouvelles recrues, agissant sur les expressions du mécontentement social, pour en faire des amorces d’un processus de radicalisation potentiel», déplore la DGSN.
L’institution a affirmé que la doctrine d’emploi en matière de préservation de l’ordre public, qu’assument les forces de l’ordre, et à l’opposé de ce que certains, par ignorance ou mauvaise foi, semblent véhiculer, n’est pas par essence répressive et n’a jamais été menée contre le citoyen et ses intérêts.
La même source a affirmé que de leur noble mission constitutionnelle qui consiste à protéger ce citoyen et ses hôtes étrangers, de tout risque pouvant mettre leur intégrité ainsi que celle de leurs biens en péril». L’évolution de la situation démontre jour après jour, que «des ennemis du peuple, de son Histoire et de ses acquis, sont déterminés à faire basculer la rue pour mettre en exécution leurs desseins malveillants, dont certains connus par leur alarmisme irrationnel, n’ont pas hésité à altérer calomnieusement l’intervention légale et cohérente des forces de l’ordre, pour en faire une action de répression».
Pour la DGSN, l’intelligence et la sagesse du peuple qui a su prouver depuis le début des manifestations pacifiques, son amour pour sa patrie et son attachement à ses institutions, le professionnalisme des médias nationaux et le sens de responsabilité des familles algériennes soucieuses du sort de leurs enfants, sont plus que jamais interpellés et mis en garde contre ce qui se trame insidieusement derrière la véritable mobilisation citoyenne. «Restons vigilants face à ceux qui veulent prendre nos enfants en otage, pour en faire des outils afin d’atteindre leurs intérêts inavoués. La conscience ainsi que la responsabilité morale et légale des enseignants, des préposés à la gestion du service public et des parents, sont pleinement engagées à cet égard. Soyons conscients que les manifestations pacifiques ne peuvent se faire au détriment de la liberté de circulation, de l’intégrité des personnes et des biens et de la continuité du service public et de l’intérêt général des citoyens», a relevé la DGSN dans son appel aux citoyens. Les services de l’ordre, fidèles aux fondements républicains et régaliens, sont toujours au service du peuple, et ne peuvent agir ainsi, sans son aide et sa compréhension.
Alger: Samir Hamiche