samedi , 14 décembre 2019
<span style='text-decoration: underline;'>Afin de bien gérer le secteur de la santé </span>:<br><span style='color:red;'>Des «mesures administratives» à l’encontre des responsables seront prises</span>

Afin de bien gérer le secteur de la santé :
Des «mesures administratives» à l’encontre des responsables seront prises

Le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Mohamed Miraoui a insisté, hier à Alger, sur le caractère «humain» des fonctions exercées dans le secteur de la Santé, tout en rappelant la dotation de celui-ci en 36 nouvelles structures en 2019

Le ministre qui intervenait lors d’un point de presse animé en marge d’une rencontre nationale d’évaluation du secteur, en présence des 48 directeurs de la santé et de la population (DSP), a indiqué que des mesures administratives» seront prises, en fin d’année en cours, à l’encontre des responsables concernés par la mauvaise gestion dans le secteur de la santé.
Pour lui, ces «mesures administratives peuvent prendre la forme d’une mise de fin de fonctions, d’une suspension d’activités ou de toute autre disposition prévue par la loi», notant que ce type de rencontres vise précisément à situer les raisons précises des manquements, lesquelles peuvent être dues à des «facteurs exogènes et non pas à une mauvaise gestion». M.Miraoui dira encore que quelques mesures ont été déjà prises.
A ce propos, il a reconnu «l’absence de stratégie» s’agissant de l’adaptation de la formation aux projets de réalisation des établissements de santé.
La problématique des équipements en état de panne, le ministre a rétorqué par dire que ce dossier ne relève pas uniquement du secteur de la Santé, faisant remarquer que le service public « se doit de prendre en charge les malades» qui s’y présentent. Cela, a-t-il noté, même si «le secteur privé est complémentaire du public».
Le ministre a particulièrement insisté sur la nécessité d’»améliorer l’accueil dans les services d’urgence», relevant des établissements publics, ces derniers étant «la vitrine» du secteur. Ceci, en plus de la «présence effective» des équipes médicales, de «l’utilisation permanente» des moyens de diagnostic et de dépistage, du «respect» des horaires de travail, de la «sécurisation» des personnels, notamment dans les services d’urgence ainsi que la «rationalisation» des dépenses et d’utilisation des moyens disponibles.
Le premier responsable du secteur de la santé a, en outre, recommandé d’accélérer la mise en service» des établissements de santé et des équipements nouvellement réceptionnés ainsi que le recours à la maintenance du matériel en usage.

1300 produits concernés par le programme d’importation en 2020

Abordant le volet lié au médicament, il a notamment plaidé pour «le respect des bonnes pratiques» s’agissant de la gestion des produits pharmaceutiques ainsi que sur le plan des prescriptions et d’usage de ces derniers. Par ailleurs, le programme d’importation de médicaments pour l’année 2020 concernera 1300 produits, sur un total de 2300 produits pharmaceutiques, a révélé, de son côté, Dr Soumeya Yahiaoui, directrice générale de la Pharmacie au ministère de la Santé, lors de la même rencontre, notant que ces importations sont déterminées par «les besoins» exprimés par les différentes structures de santé publiques.
La même responsable a expliqué que ce programme concerne, outre les médicaments (princeps, génériques et quotas), les dispositifs médicaux ainsi que les réactifs. Elle a tenu à assurer, à ce propos, que la non disponibilité constatée pour certains médicaments n’est pas liée à une quelconque «rupture» mais à une «insuffisance de stocks» due au «non-respect par certains importateurs de l’obligation d’un stock de sécurité».

Noreddine Oumessaoud