samedi , 14 décembre 2019
<span style='text-decoration: underline;'>Sida</span>:<br><span style='color:red;'>Une vigilance permanente  face aux facteurs à risque  recommandée</span>

Sida:
Une vigilance permanente face aux facteurs à risque recommandée

Afin de lutter et faire face à la contamination du VIH Sida en Algérie, il a été recommandé d’être en «vigilance permanente» face aux facteurs à risque, à l’origine de ce phénomène.

Le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Mohamed Miraoui, qui intervenait hier à Alger à l’occasion de la Journée internationale de lutte contre le Sida, célébrée le 1er décembre de chaque année, placée cette année par l’Organisation des Nations unies (ONU) sous le thème «Les organisations communautaires font la différence» et sous le slogan national «La société civile : partenaire pour mettre fin au Sida d’ici 2030», a plaidé pour une vigilance permanente pour mettre fin à cette maladie.
Ainsi, le ministre a ainsi appelé à «la vigilance permanente» face aux facteurs de risque que sont les relations sexuelles non protégées, la drogue par intraveineuse ainsi que l’immigration clandestine, l’enjeu étant d’être «au rendez-vous» de 2030, soit l’échéance que l’Algérie s’est fixée pour éradiquer le VIH Sida, à l’instar du reste de la communauté internationale. Rappelant les moyens humains et matériels consentis par l’Etat dans ce sens, il a évoqué la consécration d’un budget conséquent au programme national de lutte contre le virus, la réalisation de plus de 65 centres de dépistage, de 15 autres dédiés aux soins et au suivi des malades, en sus d’un laboratoire de référence relevant de l’Institut Pasteur d’Alger (IPA). A cela, a-t-il poursuivi, s’ajoute le travail de «sensibilisation» en direction de la société, mené par la Commission nationale de prévention et de lutte contre le Sida ainsi que par des membres de la société civile.
De son côté, le Coordonnateur résident du Système des Nations unies en Algérie, Eric Overvest, a tenu à saluer «l’engagement politique et financier» de l’Algérie, traduit par des «résultats encourageants» en matière de lutte contre cette pathologie, tout en relevant «les efforts des acteurs et partenaires techniques» œuvrés dans ce domaine.
Il a notamment relevé que 81 % des personnes vivant avec le VIH en Algérie «ont accès au traitement antirétroviral (ARV), relevant que «l’amélioration» de cet accès aux soins a contribué à réduire de 10 % le nombre de décès par VIH Sida depuis 2010. Néanmoins, le représentant de l’organisation onusienne a relevé le «défi» pour l’Algérie en matière d’élargissement de l’offre du dépistage ainsi que la généralisation de la prévention contre la transmission du VIH de la mère à l’enfant.
Selon les dernières statistiques, l’Algérie «a enregistré depuis l’apparition de la maladie en 1985, environ 16.000 sidéens déclarés, dont 1.300 pour la seule année écoulée et 175 nouveaux cas enregistrés durant le 1er semestre de l’année en cours. A souligner que des associations de lutte contre le VIH Sida à l’image de l’association Solidarité Aids de la wilaya d’Alger ne cessent d’organiser des campagnes de sensibilisation à travers le territoire national. Cette dernière a organisé la semaine passée au niveau de la place de la Grande-Poste d’Alger une caravane médicale pour sensibiliser à la nécessité du dépistage précoce du sida, particulièrement chez les jeunes. Cette caravane sillonnera 13 circonscriptions administratives de la wilaya d’Alger, ciblant la catégorie des jeunes. Le dépistage précoce peut réduire considérablement le taux de prévalence du sida, a précisé l’intervenant, indiquant que le dépistage est gratuit, volontaire et secret. Une semaine après le prélèvement, les résultats sont communiqués par téléphone à la personne concernée.

Noreddine Oumessaoud