jeudi , 17 août 2017
<span style='text-decoration: underline;'>Législatives 2017</span>:<br><span style='color:red;'>Des partis évoquent la nécessité d’un consensus</span>

Législatives 2017:
Des partis évoquent la nécessité d’un consensus

La nécessité d’un consensus politique, le rôle des femmes dans la mobilisation de l’électorat et ce qui est attendu de la prochaine Assemblée populaire nationale (APN), ont été parmi les points développés par les dirigeants de partis politiques ces dernières 24 heures dans le cadre de la campagne électorale des législatives du 4 mai.

Le président du mouvement El-Islah, Filali Gouini, a estimé, mercredi matin dans un meeting à Médéa, que l’Algérie à besoin, plus qu’avant, d’un «large consensus autour d’un minima politique susceptible de garantir la stabilité du pays et de ces institutions».
Le leader d’El Islah a affirmé que l’abstention et le boycott «n’ont jamais eu d’impact sur le cours des évènements et leur influence sur les grandes orientations politiques du pays est presque insignifiante», ajoutant que «les partisans du boycott savent pertinemment que leur démarche n’apportera aucune solution à la situation actuelle du pays». M. Gouini a plaidé en faveur d’un large consensus entre l’ensemble de la classe politique autour d’un seul et même objectif, celui de «préserver l’Algérie des dangers qui la guettent et à renforcer le front interne».
S’exprimant mardi après-midi au cours d’un rassemblement de femmes à Alger, le secrétaire général du parti du Front de libération nationale (FLN), Djamel Ould Abbes, a appelé la femme algérienne à une forte participation au scrutin et à contribuer au succès de ce rendez-vous électoral, notamment à travers l’action de proximité.
M. Ould Abbes a souligné que les militantes de son parti jouent un grand rôle depuis le début de la campagne électorale, en se rendant dans les quartiers pour sensibiliser les citoyens à l’importance de s’acquitter de leur devoir civique. Le secrétaire général du parti du FLN a rappelé les acquis en faveur de la femme depuis l’indépendance, notamment ceux enregistrés sous la direction du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, qui ont renforcé sa présence dans les structures politiques et les assemblés élues. Ahmed Ouyahia, secrétaire général du Rassemblement national démocratique (RND), a, pour sa part, souligné à Mascara la place qu’accorde le programme électoral de sa formation à l’engagement de l’Etat a toujours respecter ses obligations sociales envers les citoyens.
M. Ouyahia a réaffirmé que le RND soutient le programme du président Bouteflika et sa politique qui a consisté en le remboursement anticipé des dettes extérieures de l’Algérie et la constitution de réserves financières, lesquelles réserves ont été consacrées à «répondre aux engagements sociaux envers les citoyens et poursuivre la politique de soutien à l’investissement dans les secteurs de l’industrie et de l’agriculture pour ne pas freiner la croissance économique».
Animant un meeting à Skikda, le président du Front national algérien (FNA), Moussa Touati, a affirmé que le parlementaire doit être «au service du peuple» et veiller à ce que «les lois préservent l’honneur et la dignité du citoyen». «Le temps est venu d’élire un parlement garantissant la justice, permettant au peuple d’exercer sa souveraineté, conformément aux constantes édictées par la Proclamation du 1er Novembre», a déclaré l’orateur qui a exhorté «chaque citoyen jaloux des intérêts de son pays à accomplir son devoir électoral». En campagne à Sétif, le secrétaire général de l’Alliance nationale républicaine (ANR), Belkacem Sahli, a estimé que la prochaine APN doit être «capable de concrétiser les acquis de la Constitution de 2016, dont la préservation des composantes de l’identité nationale, loin des calculs politiciens, et de défendre les droits socio-économiques du citoyen». Intervenant à M’sila, le président du Parti de la liberté et de la justice (PLJ), Mohamed Saïd, a appelé les électeurs à choisir les bons candidats qui feront de la prochaine Assemblée «une véritable institution qui contrôle l’action du gouvernement et défend les choix du peuple souverain». Le premier secrétaire national du Front des Forces socialistes (FFS), Abdelmalek Bouchafa, a, de son côté, affirmé que l’action politique de son parti consiste à «semer l’espoir et la confiance et mettre en place une alternative démocratique pacifique». Lors d’un meeting à Sidi Bel Abbes, M. Bouchafa a, de nouveau appelé, à la «reconstruction d’un consensus national auquel adhéreront tous les Algériens.
«C’est un projet politique stratégique pour le FFS qui œuvre à instaurer une alternative démocratique», a-t-il dit, appelant à «la mobilisation de toutes les forces vives qui croient en le changement et en ce projet».
Le représentant de l’Alliance Ennahda-Adhala-Bina, Abdellah Djaballah, a mis en exergue à Oued Rhiou, dans la wilaya de Relizane, la nécessité de faire du citoyen la source de tous les pouvoirs et de consacrer la souveraineté populaire pour renforcer les institutions de l’Etat. Il a expliqué que l’Alliance Ennahda-Adhala-Bina est «un projet stratégique et unitaire visant à mettre en place un Etat républicain et social ayant une souveraineté basée sur les principes de l’Islam».