vendredi , 21 février 2020
<span style='text-decoration: underline;'>Recep Tayyip Erdogan ce dimanche à Alger </span>:<br><span style='color:red;'>Des perspectives de partenariat immense</span>

Recep Tayyip Erdogan ce dimanche à Alger :
Des perspectives de partenariat immense

Il faut savoir que Recep Tayyip Erdogan n’est pas à sa première visite. Le 27 février 2018, il avait effectué une importante visite à Alger. En ce temps-là, il avait déjà promis de ne ménager aucun effort pour augmenter le niveau des échanges commerciaux entre les deux pays et le faire passer de 3,5 milliards USD actuellement à 5 milliards USD dans les plus brefs délais, puis à 10 milliards USD dans une prochaine étape.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan est attendu ce dimanche à Alger, dans le cadre d’une visite convenue entre lui et le président de la République, lors de la visite du ministre turc des Affaires étrangères, il y a quelques jours. Cette visite qui intervient, faut-il le souligner en un temps record, apporte la confirmation du poids de l’Algérie dans la sous-région. Il y a lieu de rappeler que Abdelmadjid Tebboune et Recep Tayyip Erdogan s’étaient déjà entretenus à Berlin en marge de la Conférence sur la Libye. Dans cette importante rencontre, le chef de l’Etat a usé, rappelons-le d’un ton ferme pour condamner toutes les ingérences dans les affaires internes de la Libye. La Turquie n’était pas spécialement visée, mais il était évident que l’allusion à l’envoi de troupes en Libye pour soutenir le gouvernement de Tripoli, était une réponse turque à la demande du président libyen Faïz Serraj. Cet épisode qui aurait pu jeter un froid entre l’Algérie et la Turquie a, au contraire, ouvert des perspectives prometteuses de dialogue entre les deux pays. Le tête-à-tête de Berlin a, en effet, montré que le président turc semblait comprendre l’inquiétude manifestée par Alger et n’a pas manqué de donner des signes positifs quant à l’évolution de sa position sur le dossier libyen. Sa visite, ce dimanche confirme, si besoin, qu’Ankara n’a pas une idée dogmatique sur la question et l’espoir d’une solution politique au conflit libyen est plus que jamais possible.
Outre la question du conflit qui mine le pays voisin de l’Algérie, la raison de la visite du président turc est également d’essence bilatérale et éminemment économique. Faut-il rappeler à ce propos que la Turquie est le premier investisseur en Algérie, avec près de 4 milliards de dollars déjà placés dans l’économie nationale. Cela, sans oublier que l’Algérie est le premier partenaire de la Turquie dans le Continent africain. C’est sans doute ces attaches économiques visiblement fortes qui relativisent la posture turque sur le dossier libyen.
Il faut savoir que Recep Tayyip Erdogan n’est pas à sa première visite. Le 27 février 2018, il avait effectué une importante visite à Alger. En ce temps-là, il avait déjà promis de ne ménager aucun effort pour augmenter le niveau des échanges commerciaux entre les deux pays et le faire passer de 3,5 milliards USD actuellement à 5 milliards USD dans les plus brefs délais, puis à 10 milliards USD dans une prochaine étape. La prochaine étape en question pourrait démarrer dès ce dimanche. Les secteurs de l’agriculture, du tourisme, des énergies renouvelables, des travaux publics et de l’habitat en Algérie, constituent d’importantes opportunités d’investissement pour les entreprises turques, d’ailleurs estime Recep Tayyip Erdogan. Il ne croit pas si bien dire, puisque dans pas mal de secteurs, comme l’énergie, le textile, la sidérurgie, les entreprises turques sont fortement présentes. La nouvelle frontière est l’agriculture, où un protocole d’entente a été signé et devrait déboucher sur un partenariat fructueux.
L’Algérie est la porte de l’Afrique et la Turquie qui, au même titre que tous les pays développés et les pays émergeants, axe sa croissance en Afrique, place d’importants espoirs dans une coopération gagnant-gagnant avec l’Algérie. Il faut souligner enfin, que cette visite lance certes, le processus de reconnexion de l’Algérie au reste du monde, mais dans le même temps, replace le pays dans une trajectoire qui fera d’Alger la nouvelle Mecque de l’Afrique.
Yahia Bourit