jeudi , 21 novembre 2019

Des plages clochardisées devenues des douars

Au détour de la dernière opération de distribution de plus de 4000 logements, le wali d’Oran Abdelkader Djellaoui, a une nouvelle fois exigé des présidents d’APC des communes côtières ainsi que des chefs de daïras, un plus grand effort et engagement dans les actions de démolition des constructions et autres extensions illicites qui ont été érigées sur les plages. Un rappel à l’ordre qui n’est pas sans rappeler les colères et les promesses de sanction parfois exprimées par les wali précédents soucieux de résoudre ou d’atténuer le fléau des bidonvilles et des constructions illicites toujours en progression. S’attaquant notamment aux constructions illicites qui pullulent le long du littoral marin de la daïra d’Ain El Turck, le Wali d’Oran s’est montré ferme et intransigeant face au laxisme de certains responsables et élus locaux qui ferment l’œil sur les dérives commises par certain énergumènes qui n’hésitent pas à transformer les plages en site de bidonville. A l’image de ce site très connu au village de Cap Falcon devenu, avec le temps, presque irréductible face à l’ampleur des contraintes et des paradoxes cumulés depuis longtemps. Situé au cœur même de la présumée zone d’extension touristique qui englobe les agglomérations de Cap Falcon et de la Madrague, connues pour leurs merveilleux panoramas et paysages côtiers, ce bidonville ne cesse d’altérer et de pénaliser toute politique de promotion du tourisme dans la région. Les bidonvilles et la clochardisation urbaine, certes, entretenues par les flux migratoires, les problèmes liés à la déstructuration sociale et le mode aléatoire de la gouvernance locale, ne cessent d’entraver toute réelle stratégie de développement et de modernité dans ces zones recelant pourtant, des atouts touristiques incontestables. Notre confrère à ouest Tribune, a souligné à juste titre, que pratiquement toute la façade maritime allant de Cap Falcon à la Madrague est aujourd’hui envahie par des constructions illicites et ne ressemble désormais qu’à un grand Douar indigne d’un tissu urbain digne de ce nom. Le même décor est volet est visible et douloureusement constaté dans les anciennes et prestigieuses localités balnéaires de Paradis Plage et de Clairefontaine, qui sont loin aujourd’hui de mériter leur nom. Et ce qu’il a de choquant et de révoltant, est le fait que depuis des décennies, bon nombre de citoyens, d’observateurs et de journalistes de la presse locale, ne cessent de décrire et de dénoncer ce lamentable état des lieux. Mais ils prêchaient dans le désert…

Par S.Benali