mardi , 2 juin 2020

Des projets entourés de questionnements et de doutes sur le calendrier

En début de semaine, on a appris que la pose du parquet et des tribunes amovibles, constituant la dernière étape des travaux de rénovation du Palais des sports «Hammou-Boutelilis» d’Oran, a été ajournée en raison de la crise sanitaire qui touche aussi notre pays. Les travaux, selon des témoins, sont pratiquement à l’arrêt depuis prés d’un mois car il n’a pas été possible d’approvisionner le chantier en matières premières pour la pose du parquet ni en éléments de tribunes devant être importées. Il semble pourtant que les importations de produits et marchandises n’étaient pas concernées par les mesures préventives de restriction des activités de transport maritime au niveau des ports. Le palais des sports «relooké», devait être réceptionné en Juin prochain. Concernant les travaux, plusieurs lots ont été achevés dont l’étanchéité, la façade et les vestiaires. Il s’agit là, souligne-t-on, de la plus grande opération de rénovation engagée pour cette belle infrastructure sportive depuis sa construction. Une opération d’un montant de 300 millions de DA, décidée en prévision des jeux méditerranéens, initialement prévus à Oran en 2021 et reportés au 25 juin-5 juillet 2022. La raison officielle du report invoquée, est évidement le Covid-19, même si on sait en réalité que c’est surtout le report des jeux olympiques de Tokyo à juin 2021 qui a motivé ce changement de calendrier. Toujours est-il, que cette rallonge d’une année est la bienvenue pour les gestionnaires du projet qui ne manqueront pas, on l’espère, de finaliser tous les travaux dans les délais, et surtout dans les règles de l’art dictées en la matière. En plus de cette salle omnisports de 6.000 places devant accueillir les matchs de basket-ball de la 19e édition des jeux méditerranéens, six autres infrastructures sportives à Oran font également l’objet de travaux de rénovation en prévision du rendez-vous sportif méditerranéen. Mais là aussi, selon des témoins crédibles, les travaux en cours connaissent un sérieux ralentissement de cadence, voire même, des arrêts de chantier pour différentes raisons, évidement liées à la lutte contre l’épidémie du coronavirus. A telle enseigne que des responsables concernés par l’avancement des chantiers commencent à s’inquiéter, se demandant si les délais gagnés par le report des JM d’Oran ne risquent pas d’être perdus au rythme des relâchements et des nouvelles contraintes annoncées. Évoquant la légendaire fatalité des retards qui pèse sur presque tous les projets initiés ou lancés à Oran, les observateurs avisés croisent les doigts et restent plutôt inquiets quand à l’achèvement de tous les travaux dans les délais. Tant il est vrai que l’expérience a montré que les retards enregistrés dépassent à chaque fois, parfois de plusieurs années, les prévisions de date d’achèvement annoncées. Le stade olympique dont les travaux ont été lancés il y a dix ans, l’extension de l’aérogare internationale, la liaison autoroutière entre le port et l’autoroute Est-Ouest, la deuxième rocade, et bien d’autres projets tels que l’aménagement de l’ex-hôtel du Château neuf, du « palais des congrès » de Hai Sabah, des plans de restructuration des planteurs et de Sidi El Houari, de sites historiques en attente de réhabilitation depuis des années, sont autant de sujets encore entourés de questionnements et de doutes sur le calendrier.
Par S.Benali