jeudi , 12 décembre 2019
<span style='text-decoration: underline;'>Etude des dossiers des demandeurs de logements à Ain El Türck</span>:<br><span style='color:red;'>Des pseudos représentants de la société civile entravent le travail de la commission d’enquête</span>
© D.R

Etude des dossiers des demandeurs de logements à Ain El Türck:
Des pseudos représentants de la société civile entravent le travail de la commission d’enquête

L’agitation vécue ces derniers jours dans la commune d’Aïn El Türck à propos du logement social, et caractérisée par des rassemblements épisodiques devant le siège de la daïra par des demandeurs de logements, semble quelque peu s’estomper, certes, toutefois, l’épuisement risque de porter atteinte au moral des membres de la commission d’enquête de la daïra dont certains sont continuellement harcelés par des pseudos-représentants de la société civile qui tentent de s’immiscer dans la mission de cette commission, selon l’un de ses membres.

Ce dernier confiera, que «des citoyens s’exhibant comme étant les représentants légitimes de la société civile, usant parfois de violences verbales, veulent s’imposer comme étant les seuls interlocuteurs des demandeurs de logements sociaux à Aïn El Türck, allant même jusqu’à soutenir que les listes des bénéficiaires établies auparavant par leurs soins, sont les seules à être prises en considération par la commission de daïra».
Or, expliquera notre interlocuteur, membre de la commission d’enquête, l’arrêté de wilaya ne fait en aucun cas référence à ces individus, ni pour le travail d’enquête sociale, ni leur association dans  l’établissement des listes des bénéficiaires. Pour rappel, lors de sa visite à Aïn El Türck, moins d’un mois auparavant, le wali Djellaoui, avait bel et bien signifié aux citoyens qu’il avait rencontrés, que seule la commission de daïra et l’APC, étaient responsables de cette opération et ce, en réponse à quelques citoyens qui lui avaient déclaré qu’ils avaient été chargés par l’ex-wali d’Oran pour la confection des listes des bénéficiaires.
Un fait qui avait même outré le wali Djellaoui, qui avait lancé un avertissement sévère à ceux non-concernés, par le dossier du logement, en faisant directement allusion  à ceux s’instituant représentants légitimes de la société civile. Selon le membre de la commission de daïra, «l’avertissement ne semble pas être entendu de la bonne oreille par le groupe d’individus qui s’oppose au travail de la commission et voudrait selon lui, faire, coûte que coûte, valider, d’anciennes listes de bénéficiaires établies hors commission de daïra». On aura compris qu’il fallait beaucoup de crans aux membres de la commission pour effectuer leurs opérations de sorties sur le terrain auprès des populations et affronter quotidiennement les remontrances à la limite de l’acerbe de ce groupe d’individus.
Quant aux raisons de l’exhibition «musclée» de ces individus, «elles laissent soulever  nombre de doutes», comme l’expliquera le membre de la commission de daïra, «car, nombre de dossiers de demandeurs de logements ne sont pas fiables». Il faut dire que l’annonce des pouvoirs publics de procéder au relogement des familles, conformément à un planning préalablement dressé et qui consiste à affecter en deux phases, d’abord un total de 400 bénéficiaires au pôle urbain de Oued Tlélat et 450 autres aux deux programmes de logements sociaux dans la localité d’Aïn El Türck, décision qui sera suivie d’effet après la finalisation de l’enquête sociale menée par la commission de daïra, a suscité l’empressement des familles dépositaires de dossiers de logements qui avaient, rappelons-le, afflué en nombre vers le siège de daïra, mais également jeté la confusion.
Karim Bennacef