dimanche , 17 novembre 2019
<span style='text-decoration: underline;'>Climatologie</span>:<br><span style='color:red;'>Des records de chaleur dans plusieurs régions du pays</span>

Climatologie:
Des records de chaleur dans plusieurs régions du pays

Le mois de juillet 2019 a été «particulièrement chaud», de jour comme de nuit, avec des «records» de chaleur battus dans plusieurs régions du pays, où le mercure a dépassé de +3,3 C la normale en température moyenne.

C’est ce qu’a indiqué hier, le directeur du Centre climatologique national (CCN), Salah Sahabi-Abed, expliquant qu’«il a fait entre 0.2 et 3,3 C de plus que la normale en température moyenne et nous avons enregistré en parallèle des températures maximales nettement au-dessus de la normale mais variables en magnitude d’une région à une autre».
Selon le même expert, les écarts des températures maximales moyennes par rapport à la normale des mois de juillets calculés sur la période 1981-2010, étaient importants. Globalement, ils ont varié de +0.2 C à +3.7 C. Ainsi, la situation était particulièrement exceptionnelle dans certaines wilayas où le thermomètre a dépassé les 50°C au niveau de la wilaya d’Adrar. Des records absolus de température ont ainsi été battus Arzew avec 44,5°C ou encore Béni Saf avec 40,9°C), Ténès (44,0 C), Mostaganem (45,9 C), Tiaret (43,0 C) et Mecheria (43,5 C).
Concernant les températures minimales moyennes (où de nuits), les écarts par rapport à la normale étaient également chauds et importants variant de +0.1 à +3.6 C, à l’exception de la région de Tindouf où on a enregistré un écart de l’ordre de -1.1 C ceci à cause de l’influence des vents marins qui arrivant de l’océan Atlantique de l’ouest.

Nécessité de suivre les prévisions météorologiques et d’alertes

Il est à rappeler, que Météo Algérie avait annoncé auparavant que les températures prévues pour les mois de juillet et août, seraient de «normales à au-dessus de la normale» sur les différentes régions du pays. Les prévisions mensuelles élaborées par Météo Algérie, coïncident avec celles émanant des centres climatologiques régionaux des pays de la Méditerranée et confirment cette tendance de situation normale à plus chaude que la normale pendant toute la saison d’été avec 80% de probabilité.
Le Centre climatologique national qui relève de l’Office national de météorologie (ONM), avait rappelé que la prévision mensuelle et saisonnière «informe sur la vigueur de la saison et trace de manière générale la tendance globale des paramètres de météorologie par rapport aux valeurs normales observées habituellement sur une période connue assez représentative».
Il avait expliqué que la prévision mensuelle et saisonnière «ne peut en aucun cas être un élément de substitution à d’autres bulletins météorologiques à l’instar de la carte de vigilance ou le bulletin météorologique spécial (BMS)».
Dans ce sens, et pour la prévision quotidienne ou de moyenne échéance (1 à 3 jours), le CCN avait mis l’accent sur «l’impératif de suivre les bulletins de prévision météorologique et d’alertes ainsi que la carte de vigilance émanant des services de Météo Algérie». Les prévisions élaborées dans ce bulletin, «sont déterminées sur la base des conditions atmosphériques et océaniques du mois de mai 2019».

Juillet 2019 a été le mois le plus chaud jamais enregistré sur la planète

Après juin 2019 qui s’est élevé au rang du plus chaud mois de juin jamais enregistré, la tendance se poursuit. Le mois de juillet 2019 vient dépasser de justesse, avec 0,04 °C de plus, le record de juillet 2016, précédemment mois le plus chaud (tous mois confondus) jamais enregistré sur le globe.
En effet, des températures records ont été enregistrées à travers le monde, à l’instar de celle enregistrée dans la localité de Mitribah au Koweït, le 21 juillet dernier, où le mercure a atteint les 53,9 C, a relevé l’Organisation météorologique mondiale (OMM), précisant que cette température est désormais considérée comme «la plus élevée jamais enregistrée sur le Continent asiatique». «On voit clairement que le Continent asiatique commence à se réchauffer très rapidement», a expliqué Omar Baddour, chef de division du Programme mondial des données climatologiques à l’OMM, ajoutant que ce phénomène «dénote de la tendance au réchauffement global».
Noreddine Oumessaoud