vendredi , 20 septembre 2019
<span style='text-decoration: underline;'>LPA 2013</span>:<br><span style='color:red;'>Des souscripteurs en colère</span>
Le siège de la wilaya d'Oran © D.R

LPA 2013:
Des souscripteurs en colère

Des souscripteurs du programme de logement promotionnels aidés (LPA) datant de 2013, ont protesté avant hier une nouvelle fois devant le siège de la wilaya pour dénoncer le retard dans la réalisation de quelques projets de ce type de logement dans le cadre du programme de l’OPGI implantés à Belgaid.

«On veut nos logements qu’on attend depuis 2013, 06 ans de souffrance, nous avons ramené nos enfants aujourd’hui comme signe de colère, parce que nous vivons la tourmente à cause des frais de location » dira l’un des protestataires. Ces derniers ont soulevé des pancartes où on pouvait lire : «turbo31 dégage », «corruption des entrepreneurs », « corruption administrative », « on demande une enquête ». Les protestataires ont lancé un appel au wali d’Oran pour intervenir et prendre les mesures nécessaires pour permettre d’accélérer les travaux des projets 197, 159 et 121 logements LPA. «Nous vivons dans des conditions difficiles, on veut nos logements dont les délais de réalisation ont déjà expiré, mais sur le terrain, on ne voit pas grand chose, les entreprises ont été mises en demeure » dira l’un des protestataires qui était en colère. Notons qu’une commission a été installée, il y’a quelques mois par le wali d’Oran pour suivre de près les travaux dans les projets du LPA qui enregistrent un retard.
Cette commission composée de représentants de la wilaya, des cadres de l’OPGI et quelques représentants des bénéficiaires pour mettre fin aux difficultés qui entravent l’avancement des travaux sur le terrain. Notons que les bénéficiaires se sont mobilisés sur les réseaux sociaux pour soulever leurs doléances aux services concernés ainsi que le wali d’Oran. Plusieurs bénéficiaires ont affirmé avoir souffert ces dernières années des frais de location qui ont dépassé les 30.000 Da par mois pour quelques-uns ainsi que l’exiguïté de leurs lieux de résidence actuels. Il est à rappeler que les projets du LPA à Oran ont été confrontés à plusieurs difficultés, le prix fixé pour les promoteurs publics (OPGI et agence foncière) à 280 millions de centimes, a éloigné les entreprises de postuler, lors des appels d’offres, préférant d’autres types, comme celui du logement social. Le plus grand quota des logements LPA est détenu par les promoteurs privés.
A Belgaid, le taux d’avancement est différent d’un chantier à un autre. Notons que le LPA est la formule récente du LSP. Elle a enregistré en 2010, un grand engouement de la part des citoyens, en enregistrant une importante demande. Le (LPA) est un logement neuf réalisé par un promoteur immobilier, conformément à des spécifications techniques et des conditions financières définies. Il est destiné à des postulants éligibles à l’aide de l’Etat. Ce segment s’adresse ainsi aux citoyens à revenu moyen, l’accès à ce type de logement est réalisé selon un montage financier qui tient compte d’un apport personnel, d’un crédit bonifié d’une aide frontale directe de la CNL qui est versée au promoteur. Il faut noter que les textes réglementaires régissant ce type de logement n’ont pas été définitivement promulgués, ce qui a engendré certaines incompréhensions et amalgames depuis la date de son lancement, notamment en matière de mode de sélection, notation et critères.
N.G