dimanche , 16 juin 2019
<span style='text-decoration: underline;'>L’affaire Solmaz jugée par le tribunal criminel </span>:<br><span style='color:red;'>Deux Turcs condamnés à 20 ans de réclusion par contumace et à 4 fois le montant détourné</span>

L’affaire Solmaz jugée par le tribunal criminel :
Deux Turcs condamnés à 20 ans de réclusion par contumace et à 4 fois le montant détourné

Après toute une journée de débats, le verdict tombera dans l’affaire Solmaz, une affaire d’entraves à la législation des changes et fuite de capitaux où trois ressortissants turcs se trouvant en fuite, sont mis en cause. Il s’agit des dénommés Solmaz Moustafa Murat, Rizaoughl Moutapha et Kara Ardouche Kamel, entamant des procédés pour l’ouverture d’une société d’électroménager, ils s‘envoleront avec la coquette somme de plus de 7 500 000 euros.

C’est sous l’ombre de ces prévenus absents, que le procès où sept mis en cause algériens ont comparu devant le tribunal criminel de première instance, a eu lieu. Après que le représentant du ministère public a requis des peines de 3 et 6 ans de prison fermes contre ces derniers et les peines maximales contre ceux en fuite. La défense entamera ses plaidoiries, une valse de robes noires qui axera sur la non culpabilité de ses mandants. « Comment nos clients qui sont plus victimes dans cette affaire et qui ont été abusés dans leur bonne foi, peuvent-ils être considérés comme mis en cause ».
Un de ces avocats insistera sur le fait que dans notre pays, on encourage plus les investisseurs étrangers qu’algériens. Croyant ainsi saisir une aubaine pour travailler, ces jeunes algériens se sont retrouvés de la sorte au cœur d’une affaire, où ils sont les plus perdants. Aux termes des délibérations, les deux premiers prévenus toujours en fuite écoperont de la peine de 20 ans de réclusion assortis d’une amende équivalente à 4 fois le montant dilapidé.
Par ailleurs, le troisième prévenu, Kara Ardouche arrêté dernièrement en Turquie, a été condamné à 7 années de réclusion. Alors que les 4 mis en cause algériens arrêtés lors de cette affaire et se trouvant écroués, ont été condamné à 3 ans de prison ferme, et 2 autres sous contrôle judicaire, à la peine de 18 mois de prison ferme, alors que le dernier des accusés a été acquitté par cette instance judicaire.
Signalons que le dénommé, Solmaz, principal acteur dans cette affaire jugée par le pôle judicaire en date du 11.1.2017, il avait été condamné dans l’affaire plialux à 7 ans de prison ferme par contumace. Toutefois, le grand absent dans ce procés étant les éléments de la douane. C’est suite à des informations reçues par l’AGB bank, portant sur deux sociétés plialux et maturtky dont le siège se trouve à Bir El Djir, qu’une enquête a été ouverte. Ces dernières sont gérées par un ressortissant turc, Solmaz Mostapha Meret, la brigade économique et financière de la Police judiciaire (PJ)d’Oran ouvrira une enquête et déterminera que ce ressortissant turc activait avec une carte de résidence falsifié et possédait 49% des parts dans chacune des sociétés, alors que les 51% des parts revenaient à des investisseurs algériens, dont S.M, actionnaire à la société Plialux.
Les investigations se poursuivront avec les banques, ce qui déterminera que ces deux sociétés ont activé avec 9 banques, ce qui leur a permis d’importer 42 conteneurs au cours de 42 opérations différentes, en utilisant 42 dossiers. Alors que le transfert d’argent des 26 autres opérations restantes a été annulé. Le contrôle des documents portant sur le commerce international, permettra de découvrir que 12 conteneurs ont été dirigés vers le port d’Alger et ont été ignoré par leur importateur.
Suite à l’opération de contrôle de ce matériel importé et qui devait entrer dans le montage d’électroménager, les éléments sécuritaires détermineront que le matériel importé ne répond à aucune norme et ne possède aucune marque, il sera déduit que la valeur de ces produits est loin d’être celle déclarée. Par ailleurs, le contrôle des 30 conteneurs restants, saisis au port sec d’E Nedjma à Oran sera identique au premier, le matériel importé est une arnaque, il s’agit de grand bassin en fer n’ayant aucune utilité et ne répondant à aucune norme.
A la barre du tribunal criminel, les prévenus crieront presque leur innocence, un des prévenus qui avait remis à ce principal accusé des bons de caisses d’une valeur de 10 milliards, dira qu’il a agi inconsciemment. « Faute de pouvoir convertir cet agent au niveau de la banque, car cela prendrait trop de temps, il a eu recours à moi, connaissant ce mis en cause car je venais de débuter avec lui l’affaire qu’il voulait lancer, il  prit ces bons de caisse contre du liquide ».
Ajoutant que pour la majorité des mis en cause écroués avec lui, c’est lui qui leur avait proposé de venir travailler dans cette société turque qui devait être lancée. « J’ai sur la conscience ce qui leur est arrivé », dira ce jeune homme âgé de plus de la vingtaine.
F.Abdelkrim