lundi , 16 décembre 2019

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Dialogue… Les premiers signes enfin !

Le coup de starter du dialogue inclusif que tous les Algériens appellent de leurs vœux devra débuter dans les tous prochains jours, sitôt l’identité du panel de sages censé le conduire, connu. L’annonce d’une des personnalités appelée à faire partie de ce groupe est, en soi, un signe qui ne trompe pas sur le sérieux de la démarche initiée par les autorités centrales du pays. D’ailleurs, le discours du président de l’Etat du 3 juillet dernier était une amorce sérieuse d’un processus qui remettra l’Algérie sur les rails constitutionnels, pour peu que les acteurs politiques prennent leur responsabilité.
Le très récent tête-à-tête Bensalah-Bedoui aura été l’un des plus importants, en ce sens qu’il passe à une étape où l’on pourra enfin mettre en perspective une démarche consensuelle nationale, à même de donner de la visibilité à l’ensemble des algériens sur le chemin que prendra leur pays dans les tous prochains mois.
L’installation du très attendu panel de personnalités, composé de personnalités triés sur le volet, crédible et au dessus de tout soupçon est la clé de voûte de la crise institutionnelle. C’est d’ailleurs par ce biais que l’ensemble des acteurs politiques voient la solution à l’impasse où se trouve le pays depuis le second report de la présidentielle.
Cela étant dit, sur ce énième dialogue dans les annales de la République, on retiendra quelques aspects différents par rapport aux précédents. Il y a d’abord le cheminement et la nature même du dialogue. Il faut savoir en effet que les membres du panel n’auront pas à travailler sur les résultats de quelques autres incitatives déjà lancées. Les offres du président démissionnaire, ceux de l’opposition ne font pas consensus. Il va falloir reprendre depuis le début, mais avec, cependant, un accord sur la mission dudit dialogue, à savoir créer les conditions idoines pour une élection présidentielle honnête et transparente.
Le second aspect dudit dialogue tient dans le nombre réduit des personnalités qui composeront le panel. On comprend par cette manière de procéder, une détermination à ne pas noyer le sujet. En fait, il est clair que la mission est éminemment politique. Il s’agit de proposer un processus cohérent et complet au plan politico-juridique. Le débat futur ne portera pas sur la nécessité d’aller ou pas vers une nouvelle Constitution. Il sera axé sur un point précis, qui consiste à la mise en œuvre d’un environnement susceptible de donner aux Algériens la possibilité de voir clair dans leur avenir. En d’autres termes, les choses sérieuses ne tarderont pas à commencer…

Par Nabil.G